Avoir un té­lé­phone en 6e : « Ni utile ni sou­hai­table »

Mon Quotidien - - À LA UNE - M. M.

« Et toi, t’as un por­table ? » Cette ques­tion, on te l’a peut-être po­sée, dans la cour de ré­cré, de­puis la ren­trée. Un por­table, est-ce utile en 6e ? Pour Va­lé­rie Mar­ty, pré­si­dente de la PEEP, une fé­dé­ra­tion de pa­rents d’élèves, « avoir un smart­phone en 6e n’est ni utile ni sou­hai­table. » Le temps et l’éner­gie consa­crés au té­lé­phone ne sont pas don­nés à l’école ! Et les smart­phones peuvent sus­ci­ter des ja­lou­sies et être une gêne pour les profs et les élèves. « Ces té­lé­phones, chers, créent des pro­blèmes de vol et de ra­cket. En plus, à l’école et au col­lège, il n’y a pas de règle gé­né­rale, qui s’ap­plique par­tout pour tout

La ren­trée en 6e est un mo­ment im­por­tant : on se fait de nou­veaux co­pains

le monde. Il faut que les pro­fes­seurs, les pa­rents et l’Édu­ca­tion na­tio­nale se mettent d’ac­cord sur les mêmes règles et les mêmes sanc­tions. En­fin, mes propres en­fants me disent que je suis ac­cro à mon té­lé­phone ! Donc ne lais­sons pas nos en­fants re­pro­duire nos er­reurs, en leur of­frant un smart­phone trop tôt. » Mais tout n’est pas mau­vais dans le por­table. Il per­met à l’enfant de contac­ter ses pa­rents, en cas de pro­blème. « Et il per­met aux ados de s’in­té­grer aux autres et d’être “comme” eux, sur­tout les plus grands, pré­cise Be­noît Avice, pé­do­psy­chiatre. Mais il les isole des autres, aus­si. Si un ado passe toute sa ré­cré avec son té­lé­phone, il n’ap­prend pas à se faire des amis, car l’ami­tié passe par du temps par­ta­gé en­semble. La ren­trée en 6e est un mo­ment im­por­tant : on se fait de nou­veaux co­pains. Se­lon moi, le smart­phone n’est pas utile avant 14 ans. » En quelle an­née le pre­mier smart­phone a-t-il été in­ven­té ? Pé­do­psy­chiatre : spé­cia­liste des pro­blèmes des en­fants et des ados. Onde (ici) : sor te de « vi­bra­tion » in­vi­sible.

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