C’est quoi, un bar­bare ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par R. Botte

Grèce. « Se­lon les époques, le mot “Bar­bare” n’a pas le même sens. Il est ap­pa­ru dans la Grèce an­cienne et dé­si­gnait alors une per­sonne ne par­lant pas le grec. Pour les Grecs, ne pas par­ler cette langue si­gni­fiait ne pas être in­tel­li­gent. Le son “bar-bare” imi­tait une fa­çon de mal s’ex­pri­mer. » Ro­mains. « À par­tir du IIe (2e) siècle, les Ro­mains ne sont plus des Bar­bares aux yeux des Grecs. Les Grecs font par­tie de l’Em­pire ro­main. Pour les Ro­mains, les Bar­bares sont ceux qui ha­bitent en de­hors des fron­tières de leur Em­pire. Ce n’est pas pé­jo­ra­tif. » En­ne­mis. « À par­tir du Ve (5e) siècle, les Ro­mains dis­tinguent des Bar­bares al­liés (amis) et en­ne­mis. Les Francs, les Bur­gondes, les Goths, les Wi­si­goths… sont d’abord des al­liés. Ils ap­prennent le la­tin et se dé­si­gnent eux-mêmes comme des Bar­bares (même s’ils at­taquent par­fois l’Em­pire ro­main). Les Huns, eux, sont dès le dé­part des Bar­bares en­ne­mis, consi­dé­rés comme dan­ge­reux. » Cruel. « À par­tir du VIIe (7e) siècle, le mot dé­signe ceux qui n’ont pas été conver­tis au chris­tia­nisme (re­li­gion des chré­tiens, qui croient en Jé­sus-Ch­rist fils de Dieu) : le Bar­bare est ce­lui qui a une autre re­li­gion. De­puis le XVIIIe (18e) siècle, dans le lan­gage de tous les jours, c’est un mot né­ga­tif. Un bar­bare est quel­qu’un de cruel. » Com­ment s’ap­pelle l’ins­tru­ment de mu­sique fonc­tion­nant grâce à une ma­ni­velle ?

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