C’est quoi, le prêt-à-por­ter ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par R. Botte

Usines. « Ce sont des vê­te­ments qui ont été faits en grande quan­ti­té dans des usines. Mais ce­la ne veut pas dire “bas de gamme”. Il y a du prêt-à-por­ter à tous les prix. » Créa­tion. « Dans l’his­toire de la mode, les cou­tu­riers ont d’abord tra­vaillé pour des per­sonnes riches, les membres de la cour du roi... Ils ne fai­saient pas de créa­tion : ils obéis­saient aux de­mandes de leurs clients. Au dé­but du XXe (20e) siècle, Worth est le pre­mier à “in­ven­ter” des vê­te­ments. Cet An­glais ins­tal­lé en France ouvre une bou­tique avec ses créa­tions. Ce ne sont pas des pièces uniques de haute cou­ture : il adapte les mo­dèles à ses clientes. Et on n’uti­lise pas le mot “prêt-à-por­ter” mais “confec­tion”. Ces vê­te­ments ne sont pas pro­duits en très grand nombre. » Royaume-Uni. « Le “vrai” prêt-à-por­ter naît au Royaume-Uni à peu près en même temps. Les usines sont nom­breuses et des nou­velles ma­chines peuvent fa­bri­quer des ha­bits. » Bon marché. « En France, le 1er Sa­lon du prêt-à-por­ter est or­ga­ni­sé en 1957. Au dé­but, les grands cou­tu­riers prennent ce­la de haut. Mais ils fi­nissent aus­si par faire du prêt-à-por­ter, pour ga­gner de l’ar­gent ! Une mode bon marché com­mence. Il est plus fa­cile de lan­cer des col­lec­tions. Le prêt-à-por­ter per­met d’avoir une li­ber­té de créa­tion (ex. : la mi­ni­jupe, dans les an­nées 1960) et des vê­te­ments pour tous. » Com­ment s’ap­pelle la pré­sen­ta­tion des vê­te­ments d’une col­lec­tion, por­tés par des man­ne­quins ?

Le cou­tu­rier Jean Paul Gaul­tier est cé­lèbre pour avoir, par exemple, osé créer des jupes pour hommes !

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