Des ma­rins ont fi­ni par se man­ger entre eux !

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

C’est un mo­ment historique, se­lon le Pre­mier mi­nistre du Ca­na­da (Amé­rique). L’épave de l’Ere­bus vient d’être re­trou­vée. Il y a 168 ans, en 1846, l’ex­plo­ra­teur an­glais John Frank­lin (lire Sa vie) et son équi­page dis­pa­rais­saient à bord de 2 na­vires, l’Ere­bus et le Ter­ror, dans le dé­troit de Vic­to­ria, au large de l’île du Roi-Guillaume, dans le ter­ri­toire du Nunavut. Sous le com­man­de­ment de John Frank­lin, les 2 na­vires avaient quit­té l’An­gle­terre le 19 mai 1845 avec 134 hommes à bord. But de la mis­sion : ex­plo­rer l’Arc­tique et dé­cou­vrir le pas­sage du NordOuest, qui per­met de re­lier

La découverte de l’Ere­bus per­met­tra peut-être de re­trou­ver l’autre ba­teau, le

l’At­lan­tique au Pa­ci­fique. En 1859, après 13 an­nées sans nou­velles, un na­vire a re­trou­vé un mes­sage sur l’île du Roi-Guillaume écrit, à l’époque, par l’un des ma­rins sur­vi­vants. Il ra­conte que les na­vires ont été coin­cés du­rant 1 an et de­mi dans les glaces et que presque tous les hommes ont fi­ni par mou­rir. Les corps de cer­tains ma­rins, ré­fu­giés sur une île voi­sine, ont été re­trou­vés et étu­diés dans les an­nées 1980. Se­lon les scien­ti­fiques, ces hommes sont morts de faim, de froid ou de ma­la­dies. Cer­tains ont été em­poi­son­nés par du plomb après avoir man­gé de la nour­ri­ture en boîte de conserve. L’étude d’os a mon­tré que cer­tains ma­rins se sont man­gés entre eux... Les ba­teaux, eux, ont été en­glou­tis par la glace. La découverte de l’Ere­bus per­met­tra peut-être de re­trou­ver le Ter­ror et d’en sa­voir plus sur ce qui est ar­ri­vé à l’équi­page.

Quelles sont les 2 langues du Ca­na­da ?

Cette image de l’épave de l’Ere­bus, à 11 m au fond de la mer, au Ca­na­da (Amé­rique), a été prise par un so­nar (ap­pa­reil uti­li­sant les sons pour re­pé­rer

et lo­ca­li­ser des ob­jets sous l’eau).

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