À l’en­fance, l’in­tel­li­gence passe avant la taille

Mon Quotidien - - À LA UNE - L. La­rour

Entre la nais­sance et l’âge de 5 ans, la taille du cer­veau d’un en­fant est mul­ti­pliée par 4. Un « ex­ploit » sans équi­valent dans le monde ani­mal ! Les pe­tits ani­maux, eux, naissent avec une taille de cer­veau qui ne chan­ge­ra presque pas. « Ce­lui du ma­caque, par exemple, est dé­jà à 70 % de sa taille adulte à la nais­sance, alors que ce­lui du pe­tit hu­main n’en est qu’à 25 % », com­pare le cher­cheur Jean-Jacques Hu­blin. Pour gran­dir, notre cer­veau a be­soin de sucre. C’est son seul ali­ment. Des cher­cheurs viennent de dé­cou­vrir que c’est jus­te­ment

Quand un en­fant mange une tar­tine avec du cho­co­lat, la moi­tié nour­rit son cer­veau

du­rant la pe­tite en­fance que notre cer­veau est le plus « glou­ton ». À l’âge de 5 ans, ce gour­mand dé­vore plus de 60 % du glu­cose dis­po­nible dans notre corps (contre 20 % chez un adulte). « À cet âge, chaque fois qu’un en­fant mange une tar­tine avec du cho­co­lat, plus de la moi­tié nour­rit di­rec­te­ment son cer­veau », plai­sante

Jean-Jacques Hu­blin. Notre corps aus­si a be­soin de sucre pour gran­dir. Mais sa crois­sance passe après celle du cer­veau : l’in­tel­li­gence avant la taille ! C’est pour ce­la que les hu­mains ont une longue en­fance. « C’était dif­fé­rent au dé­but de l’hu­ma­ni­té. Les en­fants d’Ho­mo erec­tus, par exemple, avaient un plus pe­tit cer­veau que les en­fants ac­tuels, mais ils étaient beau­coup plus grands, pré­cise Jean-Jacques Hu­blin. Cer­tains os­se­ments montrent qu’ils me­su­raient dé­jà 1,60 mètre à l’âge de 8 ans ! »

Com­ment dit-on « cer­veau », en an­glais ? Pe­tite en­fance : pé­riode al­lant de 0 à 6 ans. Glu­cose : sucre. Ho­mo erec­tus :« homme droit ». Loin­tain an­cêtre de l’homme mo­derne, ayant vé­cu il y a de - 1,5 mil­lion d’an­nées à - 300 000 ans.

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