« Per­sonne ne veut ap­pro­cher ces en­fants »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Le vi­rus Ebo­la conti­nue de tuer, sur­tout en Afrique de l’Ouest. Le Li­be­ria, la Sier­ra Leone et la Gui­née sont les pays les plus tou­chés : plus de 4 000 morts. 5 sur 6 sont des adultes. Mais que de­viennent les or­phe­lins ? In­ter­view de Laurent Du­villier, de l’UNICEF (un groupe qui dé­fend les en­fants dans le monde). Il est en ce mo­ment au Li­be­ria. Or­phe­lins. « On parle d’or­phe­lins lorsque les en­fants ont per­du au moins 1 de leurs 2 pa­rents. Ils sont des mil­liers à cause d’Ebo­la. À ceux-là, il faut ajou­ter ceux qui ont été séparés de leur fa­mille ou qui ont été in­fec­tés Tra­vail. « D’ha­bi­tude, notre prio­ri­té est de pla­cer les or­phe­lins dans leur fa­mille élar­gie (oncle, cou­sin…). Mais beau­coup re­fusent de les ac­cueillir, par peur du vi­rus. Nous ne pou­vons pas non plus tous les pla­cer dans des centres, car cer­tains ont peut-être été in­fec­tés sans avoir en­core dé­ve­lop­pé

Il faut en­cou­ra­ger les sur­vi­vants à adop­ter des or­phe­lins

et ont sur­vé­cu. Il est dif­fi­cile de sa­voir com­bien ils sont. » En­fer­més. « Ces en­fants vivent dans des condi­tions ter­ribles. Cer­tains sont en­fer­més pour ne pas trans­mettre la ma­la­die. D’autres ont du mal à trou­ver à man­ger, car per­sonne ne veut les ap­pro­cher... » Sur­vi­vants. « Il semble que les sur­vi­vants d’Ebo­la ne puissent pas at­tra­per une 2de fois la ma­la­die. Nous al­lons les en­cou­ra­ger à adop­ter des en­fants, à tra­vailler dans les centres de san­té... » la ma­la­die. Il faut trou­ver une so­lu­tion adap­tée à cha­cun. C’est un tra­vail énorme. »

Ebo­la est le nom d’une ri­vière d’Afrique. Vrai ou faux ? Vi­rus : très pe­tit or­ga­nisme qui pro­voque une ma­la­die. Selles : ca­ca. In­fec­té (ici) : conta­mi­né, at­teint par le vi­rus. Guerre ci­vile : guerre qui op­pose des ha­bi­tants d’un même pays.

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