« Les ac­ci­dents graves ont lieu en CM2 et en 6e »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Dès la ma­ter­nelle, 2 en­fants sur 3 connaissent au moins 1 jeu dan­ge­reux. Et 1 en­fant sur 10 dit y avoir dé­jà « joué » au moins 1 fois. C’est ce qu’ont rap­pe­lé des ex­perts, ce mois-ci, à Pa­ris, lors d’un col­loque in­ter­na­tio­nal des­ti­né à lut­ter contre ces « jeux ». « Mon fils est mort à 14 ans, ex­plique Isa­belle Thomas, vice-di­rec­trice de l’APEAS, une as­so­cia­tion qui lutte contre ces « jeux ». C’était il y a 15 ans et, à l’époque, on ne connais­sait pas le jeu du fou­lard. C’est dans un jour­nal que l’on a ap­pris son exis­tence, après un ac­ci­dent au Royaume-Uni. J’ai com­pris

Les en­fants at­teignent une sorte de bien-être juste avant l’éva­nouis­se­ment

que mon fils, qui al­lait très bien, avait été pié­gé par ce jeu. » En 2004, Isa­belle re­joint l’APEAS, créée par la ma­man d’une vic­time. « Le plus sou­vent, les en­fants dé­couvrent ces “jeux” à l’école. C’est en CM2 et en 6e que les ac­ci­dents les plus graves ont lieu. Nous al­lons sou­vent dans les classes, car les pre­miers in­for­més doivent être les élèves. Ils n’ont pas conscience du dan­ger. En s’em­pê­chant de res­pi­rer, des en­fants at­teignent une sorte de bien-être juste avant l’éva­nouis­se­ment. Cer­tains le re­font chez eux. C’est en­core plus grave, car il n’y a per­sonne pour aler­ter... » Comment re­con­naître un en­fant vic­time de ces « jeux » ? « Quand on s’étrangle, l’oxy­gène n’entre plus dans le corps, ex­plique Gé­rald Al­loy, mé­de­cin. À force de le faire, on peut avoir mal à la tête, moins bien voir ou en­tendre. La concen­tra­tion et les ré­sul­tats à l’école peuvent bais­ser… Il faut faire at­ten­tion à tout ce­la. »

Quel gaz re­jette-t-on quand on res­pire ?

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