Grand exer­cice pour se pré­pa­rer à Ebo­la

Mon Quotidien - - FRANCE - M. S.

Si le vi­rus Ebo­la ar­rive en France, comment s’oc­cu­per des ma­lades ? Pour s’y pré­pa­rer, la mi­nistre de la San­té Ma­ri­sol Tou­raine a an­non­cé lun­di qu’un « exer­cice gran­deur na­ture » al­lait être réa­li­sé dans les pro­chains jours. Des per­sonnes fe­ront comme si elles avaient le vi­rus. Tous les Ser­vices d’Aide Mé­di­cale d’Ur­gence (SAMU) de­vront ré­agir pour vé­ri­fier qu’ils sont prêts à ac­cueillir ces per­sonnes ma­lades. Ain­si que les 12 « centres de ré­fé­rence », équi­pés pour iso­ler et soi­gner les pa­tients at­teints du vi­rus. But : voir s’il y a des choses à amé­lio­rer dans cer­tains en­droits. Cette si­mu­la­tion in­ter­vient au mo­ment où les em­ployés des hô­pi­taux sont in­quiets face à la pos­sible ar­ri­vée du vi­rus : ils se­ront les pre­miers à y faire face. Pour les ai­der à sa­voir si une per­sonne est at­teinte du vi­rus, un test de dé­pis­tage a été mis au point par des cher­cheurs fran­çais. Il suf­fit de mettre une goutte de sang (ou d’urine) sur un pe­tit ap­pa­reil de la taille d’un ti­cket de mé­tro. Le ré­sul­tat ap­pa­raît en 15 mi­nutes. Mais cet ap­pa­reil ne se­ra pas dis­po­nible avant des mois. En Afrique, les soi­gnants risquent leur vie pour soi­gner les ma­lades. De­puis le dé­but de l’épi­dé­mie, qui a dé­jà fait 4 877 morts sur 9 936 cas, il y a eu plus de 200 morts par­mi les mé­de­cins et les in­fir­mières. Cette ma­la­die s’at­trape par contact di­rect avec les ma­lades et non par les voies res­pi­ra­toires (l’air). On est in­fec­té si l’on touche leurs li­quides cor­po­rels (sang, sa­live, sueur, urine, vo­mi...). La ma­la­die met entre 2 et 21 jours à se dé­cla­rer.

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