LE PLAN DE LA PRI­SON

Mon Quotidien - - VISITE DE LA PRISON DE LA SANTÉ -

CONTEXTE En France, de nom­breuses pri­sons ont été construites au XIXe (19e) siècle : la San­té, Loos, près de Lille (Nord)… Les ar­chi­tectes de l’époque se sont ins­pi­rés des construc­tions amé­ri­caines

LES FAITS

Dans la pri­son de la San­té, les cel­lules se font face. Des fi­lets em­pêchent les jets de pro­jec­tiles et les sui­cides (pho­tos 1 et 4).

COM­PRENDRE

Dé­ci­der du plan, choi­sir l’ar­chi­tec­ture d’une pri­son, est une fa­çon de dé­ter­mi­ner la ma­nière dont on veut trai­ter les dé­te­nus, les « pu­nir ». Quand la construc­tion de la pri­son de la San­té dé­bute, dans les an­nées 1860, il existe deux sortes de pri­sons. Soit les dé­te­nus sont seuls la nuit et en­semble le jour, soit ils sont tout le temps seuls dans leur cel­lule. « Lais­ser un in­di­vi­du seul dans sa cel­lule, c’est lui per­mettre de ré­flé­chir à ce qu’il a fait. On ne veut pas que les dé­te­nus soient en­semble et aient une mau­vaise in­fluence les uns sur les autres », ex­plique Ca­ro­line Sop­pel­sa. La San­té a été inau­gu­rée en 1867. Pour l’époque, elle est mo­derne, car elle mêle des cel­lules in­di­vi­duelles et des es­paces col­lec­tifs : un ré­fec­toire pour les re­pas, par exemple. Les cou­loirs se re­joignent en étoile (pho­tos 1 et 2). Au centre se trouve le poste de sur­veillance (pho­to 3). Jus­qu’en juillet 2014, un gar­dien s’y trou­vait en­core 24 heures sur 24. « C’est lui qui donne l’alarme, en cas de pro­blème. Toutes les trois heures, il est rem­pla­cé par un autre, pour res­ter

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