« non-as­sis­tance à per­sonne en dan­ger » ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par R. Botte

Ai­dé. « Ce­la si­gni­fie que l’on re­proche à quel­qu’un de ne pas avoir ai­dé une per­sonne en dan­ger, alors qu’il pou­vait le faire sans se mettre lui­même en dan­ger. » Ar­mé. « Cette ac­cu­sa­tion peut avoir lieu dans des si­tua­tions très dif­fé­rentes. Ce peut être pas­ser à cô­té d’une per­sonne se fai­sant mal après une chute et ne pas l’ai­der à se re­le­ver. Ou ne pas ap­pe­ler les pom­piers en voyant quel­qu’un se noyer. Mais le té­moin d’un bra­quage ne se­ra ja­mais ac­cu­sé de non-as­sis­tance à per­sonne en dan­ger s’il ne s’in­ter­pose pas de­vant quel­qu’un d’ar­mé. C’est dan­ge­reux pour lui. » Autres. « Ce n’est pas for­cé­ment quand le dan­ger est im­mé­diat. Par exemple, on peut être ac­cu­sé de no­nas­sis­tance à per­sonne en dan­ger si l’on voit un en­fant jouer au bal­lon au bord d’une route… Cette loi sert à pu­nir l’in­dif­fé­rence : pour vivre tous en­semble, il faut faire at­ten­tion aux autres. » Peine. « Quel­qu’un qui n’est pas in­ter­ve­nu peut être pu­ni d’une amende ( jus­qu’à 75 000 eu­ros) ou d’une peine de pri­son ( jus­qu’à 5 ans). Ce­la peut concer­ner un mi­neur mais, bien sûr, il ne se­ra pas ju­gé comme un adulte. » Que si­gni­fie l’ex­pres­sion « faire amende ho­no­rable » ?

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