LE VERRE DE L’ADIEU...

Mon Quotidien - - LA COUTUME -

CONTEXTE Au to­tal, le Ja­pon a per­du plus de 2 000 avions dans des at­taques sui­cides dans le Pa­ci­fique. En­vi­ron 3 500 sol­dats ka­mi­kazes ont per­du la vie au cours de celles-ci.

Au Ja­pon, en 1944 ou en 1945

LES FAITS

Ces jeunes ka­mi­kazes ja­po­nais boivent un der­nier verre avant de com­mettre des at­taques sui­cides sur des ba­teaux en­ne­mis.

L’EX­PERTE

« Les ka­mi­kazes étaient sou­vent de jeunes étu­diants, no­tam­ment en lit­té­ra­ture, pré­cise Constance Se­re­ni. Ils par­ti­ci­paient tou­jours à une sorte de cé­ré­mo­nie avant d’at­ta­quer. Tous avaient conscience de vivre un mo­ment par­ti­cu­lier, unique. On a long­temps ra­con­té qu’ils par­ta­geaient un der­nier verre de sa­ké (un al­cool fait avec du riz) avec leurs chefs. Mais il s’agis­sait en réa­li­té d’une tasse d’eau. Sur la piste de dé­col­lage, de­vant leurs avions, ils at­ta­chaient au­tour de leur front et par-des­sus leur casque le ban­deau ha­chi­ma­ki, blanc avec un rond rouge. C’est le dra­peau du Ja­pon. Ils le des­si­naient par­fois eux-mêmes avec leur sang. Les ka­mi­kazes de­vaient aus­si écrire un poème ou un texte pour ex­pli­quer leur geste. Cer­tains ra­con­taient qu’ils agis­saient ain­si par fi­dé­li­té, pour ser­vir leur pays et leur em­pe­reur. Mais, se­lon plu­sieurs té­moi­gnages re­trou­vés après la guerre, des sol­dats ont confié avoir su­bi des pres­sions. Il leur était im­pos­sible de dire non, au risque d’être re­je­tés par leurs ca­ma­rades et par leurs chefs. »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Que re­pré­sentent les deux cou­leurs du dra­peau ja­po­nais ? so­leil. le rouge, rond le et pu­re­té la re­pré­sente blanc fond Le

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