UNE BOMBE À TÊTE CHER­CHEUSE

Mon Quotidien - - LES KAMIKAZES -

CONTEXTE Cet avion ser­vant de bombe vo­lante a été mis au point au Ja­pon du­rant l’été 1944. Les pre­miers ont été uti­li­sés lors de la ba­taille d’Oki­na­wa en 1945.

À Ka­shi­ma, au Ja­pon, le 7 août

LES FAITS

Cet en­gin n’est pas un avion mais la co­pie d’une bombe vo­lante pi­lo­tée. On peut la voir près d’une an­cienne base mi­li­taire à Ka­shi­ma, au Ja­pon. Les Ja­po­nais l’avaient spé­cia­le­ment conçue pour les at­taques ka­mi­kazes. Son nom : Oh­ka.

L’EX­PERTE

« En ja­po­nais, oh­ka dé­signe la fleur de ce­ri­sier, in­dique Constance Se­re­ni. N’ayant presque plus d’avions et vou­lant mul­ti­plier les at­taques ka­mi­kazes, les Ja­po­nais ont eu l’idée d’in­ven­ter des bombes vo­lantes. Ces mis­siles étaient des­ti­nés à être lar­gués par un bom­bar­dier (avion) au-des­sus d’une cible en­ne­mie. À l’in­té­rieur, des pi­lotes les gui­daient. Les Ja­po­nais en ont construit en­vi­ron 800. Leur avan­tage : leur fa­bri­ca­tion coû­tait beau­coup moins cher que celle d’un avion. Au to­tal, seules une tren­taine d’Oh­ka ont ex­plo­sé et une seule a tou­ché sa cible, à Oki­na­wa (lire p. 10-11). Le sys­tème n’était pas ef­fi­cace, car l’Oh­ka était non seule­ment fra­gile, mais aus­si très dif­fi­cile à di­ri­ger. Et le bom­bar­dier char­gé de lar­guer la bombe de­vait s’ap­pro­cher très près de la cible. Il ris­quait à tout mo­ment d’être at­ta­qué par l’en­ne­mi. Les ma­rins amé­ri­cains ont d’ailleurs sur­nom­mé ces bombes vo­lantes ba­ka, ce qui si­gni­fie “cré­tin” en ja­po­nais ! »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Comment ap­pelle-t-on un en­gin vo­lant té­lé­com­man­dé, sans pi­lote à l’in­té­rieur ? drone. Un

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