Les gué­pards sont me­na­cés par l’homme

Mon Quotidien - - À LA UNE - L. La­rour

Il n’y a plus que 10 000 gué­pards dans le monde. L’ani­mal le plus ra­pide de la pla­nète dis­pa­raît... à grande vi­tesse ! Jus­qu’à pré­sent, on pen­sait que ces fé­lins mou­raient car ils se fai­saient vo­ler leur nour­ri­ture par d’autres pré­da­teurs, comme les lions ou les hyènes, moins ra­pides mais plus forts. Obli­gés de re­par­tir à la chasse, les gué­pards mou­raient d’épui­se­ment et de faim. En fait, c’est l’homme qui est res­pon­sable de la dis­pa­ri­tion des gué­pards. C’est ce que prouve une étude qui vient d’être me­née en Afrique du Sud par des scien­ti­fiques. Ils ont sui­vi

Pour vivre et se nour­rir, un gué­pard a be­soin d’un ter­ri­toire grand comme 16 fois Pa­ris

les traces de 19 gué­pards sur leurs par­cours de chasse. Conclu­sion : ces fé­lins s’épuisent parce qu’ils doivent par­cou­rir da­van­tage de che­min qu’avant pour trou­ver des proies. Les hommes ont trop « gri­gno­té » leur ter­ri­toire en ins­tal­lant des fermes, des mai­sons... Or, pour vivre et se nour­rir, un gué­pard a be­soin d’un ter­ri­toire de 1 600 km2. C’est près de 16 fois la taille de Pa­ris ! « Lorsque les mères gué­pards passent da­van­tage de temps à chas­ser, leurs bé­bés meurent ! Ils sont at­ta­qués par des pré­da­teurs, car les mères, pen­dant qu’elles chassent, ne sont pas là pour pro­té­ger les pe­tits, pré­cise Dawn Glo­ver, zoo­lo­giste d’un parc de pro­tec­tion des fé­lins en Afrique du Sud. En moyenne, seul 1 bé­bé gué­pard sur 10 sur­vit plus de 1 an dans la na­ture. » Com­ment dit-on « gué­pard » en an­glais ? Pré­da­teur : ani­mal qui chasse d’autres ani­maux pour se nour­rir. Proie (ici) : ani­mal chas­sé par un autre. Zoo­lo­giste : spé­cia­liste de l’étude des ani­maux. En cap­ti­vi­té (ici) : dans un zoo.

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