Des gardes sur­veillent les ours jour et nuit !

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. H.

Chaque an­née, entre oc­tobre et dé­cembre, la ville de Chur­chill, au Ca­na­da (Amé­rique), est en­va­hie par les ours po­laires ! En­vi­ron 300 d’entre eux at­tendent que la baie d’Hud­son re­gèle pour re­par­tir vers le Nord et chas­ser des phoques. En at­ten­dant, ils rôdent au­tour de cette pe­tite ville de 900 ha­bi­tants. Cer­tains ours sont même aper­çus dans les rues en train de fouiller les pou­belles, à la re­cherche de nour­ri­ture. À cause du ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, leur saison de chasse est de plus en plus courte. Ils jeûnent du­rant des mois et sont af­fa­més. Alors que les ha­bi­tants ont

Des gardes tirent par­fois un coup de fu­sil en l’air pour éloi­gner les ours

un couvre-feu à res­pec­ter, des gardes sont char­gés de sur­veiller les ours jour et nuit. Ils tirent par­fois un coup de fu­sil en l’air pour éloi­gner les ours qui s’ap­prochent trop près des mai­sons. Ils dis­posent aus­si des pièges au­tour de la ville. Il s’agit de grosses boîtes dans les­quelles les gardes placent de la viande de phoque. Quand un ours entre à l’in­té­rieur, une porte se re­ferme der­rière lui. Des ours, sur­tout les fe­melles et les pe­tits, sont en­dor­mis, dé­pla­cés par hé­li­co­ptère et re­lâ­chés. Les mâles pris dans les pièges peuvent être iso­lés jus­qu’à 1 mois sans nour­ri­ture (mais avec de l’eau) dans une « pri­son ». Cette me­sure est dis­sua­sive. L’ours ne doit pas s’ha­bi­tuer à la pré­sence hu­maine, afin de ne pas perdre sa ca­pa­ci­té à chas­ser. En 3 mois, les gardes cap­turent en­vi­ron 60 ours. Ils ta­touent ceux qui n’ont en­core ja­mais été re­pé­rés. Ils en ont dé­jà iden­ti­fié plus de 2 000. À quelle vi­tesse maxi­male un ours po­laire peut-il cou­rir ?

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