20 kg de plas­tique dans le corps d’un ca­cha­lot !

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Oi­seaux, pois­sons, ba­leines, tor­tues… Chaque an­née, 1,5 mil­lion d’ani­maux ma­rins meurent vic­times des dé­chets en plas­tique aban­don­nés par l’homme dans les océans. Et le pro­blème risque de s’ag­gra­ver. C’est ce qu’a in­di­qué ré­cem­ment Lau­rence Mau­rice, une scien­ti­fique fran­çaise, lors de la Se­maine fran­çaise de l’eau, or­ga­ni­sée en Équa­teur (Amé­rique). Prin­ci­pale me­nace ? Ce que l’on ap­pelle le « 7e conti­nent ». Il s’agit d’îles consti­tuées de mi­cro-dé­chets amas­sés par les cou­rants et qui dé­rivent sur les océans. La plus grosse de ces « îles » est si­tuée dans l’océan Pa­ci­fique. Elle a été

La plus grosse île de dé­chets, dans le Pa­ci­fique, est 7 fois plus grande que la France

re­pé­rée en 1997, au large des États-Unis (Amé­rique). En moins de 20 ans, sa taille a tri­plé. Elle s’étend au­jourd’hui sur 3,5 mil­lions de km2 : c’est 7 fois la taille de la France ! Les dé­chets en plas­tique tuent des ani­maux, qui les avalent ou se re­trouvent pié­gés de­dans. La plu­part sont si pe­tits qu’ils forment des sortes de « soupes » mor­telles, que l’on re­trouve jus­qu’à 1 500 m de pro­fon­deur. De nom­breuses es­pèces ma­rines les confondent avec des ali­ments. Dans le corps d’un ca­cha­lot, des scien­ti­fiques ont re­ti­ré pas moins de 20 kg de plas­tique, a pré­ci­sé Lau­rence Mau­rice ! Les oi­seaux ma­rins aus­si sont vic­times de ces dé­chets toxiques. Un bé­bé al­ba­tros a été re­trou­vé mort, le ventre rem­pli de plas­tique. Ses pa­rents l’avaient nour­ri avec des cou­vercles de bou­teilles, qu’ils avaient confon­dus avec des ali­ments ! (lire n° 5 369). Mas­sif (ici) : quan­ti­té. Dé­ri­ver (ici) : être en­traî­né par le cou­rant. Toxique : dan­ge­reux pour la san­té. en grande

Boyan Slat, un Néer­lan­dais de 19 ans, a eu une idée pour net­toyer les océans. Il a ima­gi­né un sys­tème uti­li­sant le vent et les cou­rants ma­rins pour pié­ger les dé­chets contre une im­mense bar­rière en forme de V, des­cen­dant à 3 mètres sous l’eau. Em­por­tés par le cou­rant, les dé­chets viennent se col­ler à la bar­rière dans une sor te d’en­ton­noir flot­tant. Puis ils tombent dans une co­lonne ser vant de pou­belle. Il suf­fit de la vi­der quand elle est pleine

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