« L’en­fant est dans une sorte de rêve éveillé »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

C’est une pre­mière dans le do­maine de la chi­rur­gie des en­fants. De­puis quelques se­maines, le pro­fes­seur Isa­belle Constant et son équipe, à l’hô­pi­tal Trous­seau, à Pa­ris, uti­lisent une nou­velle mé­thode pour en­dor­mir les en­fants avant une opé­ra­tion : l’hyp­nose. Ex­pli­ca­tions du pro­fes­seur Constant. Rêve. « L’hyp­nose est un état proche du rêve éveillé. Elle est pro­vo­quée par des phrases spé­ciales pro­non­cées de fa­çon mo­no­tone par le mé­de­cin. Dans cet état, on ou­blie son corps pour se concen­trer sur son es­prit. On ne res­sent donc plus la dou­leur. »

Sous hyp­nose, on ou­blie son corps pour se concen­trer sur son es­prit

Peur. « Chez l’en­fant, toute opé­ra­tion, même lé­gère, né­ces­site en prin­cipe une anes­thé­sie gé­né­rale. La rai­son : l’en­fant, da­van­tage an­gois­sé que l’adulte, a sou­vent du mal à maî­tri­ser sa peur et son com­por­te­ment du­rant l’opé­ra­tion. L’hyp­nose per­met de ne faire qu’une anes­thé­sie lo­cale. » Oreilles. « Cette mé­thode peut être uti­li­sée pour des opé­ra­tions va­riées : biop­sie, chi­rur­gie au ni­veau d’un bras, d’une jambe, des oreilles dé­col­lées... On peut même s’en ser­vir pour des opé­ra­tions plus lourdes. » Pré­cau­tions. « L’en­fant se ré­ta­blit plus fa­ci­le­ment et plus vite après l’opé­ra­tion. Il ne res­sent pas les suites, fré­quentes, de l’anes­thé­sie gé­né­rale : vo­mis­se­ments, nau­sées… Et il n’y a pas de pré­cau­tions par­ti­cu­lières à prendre juste après l’opé­ra­tion (ex. : sur­veillance en salle de ré­veil). » Quel est le nom de l’ins­tru­ment qui sert à faire une pi­qûre (ex. : de mé­di­ca­ments) ? Mo­no­tone (ici) : qui se ré­pète tou­jours sur le même ton. Biop­sie : pré­lè­ve­ment d’un tout pe­tit mor­ceau de peau, d’or­gane... pour l’étu­dier. Lourd (ici) : grave et dif fi­cile à sup­por ter.

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