« L’écri­ture à la main aide à se sou­ve­nir des choses »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Après les États-Unis (Amé­rique) (lire n° 4 933), la Fin­lande (Eu­rope). À la ren­trée 2016, l’écri­ture cur­sive (en at­ta­ché) ne se­ra plus en­sei­gnée aux élèves de pri­maire de ce pays. À la place, il y au­ra des cours d’initiation au cla­vier d’or­di­na­teur. Se­lon le gou­ver­ne­ment fin­lan­dais, il est dé­sor­mais plus utile de sa­voir écrire sur un or­di­na­teur que sur du pa­pier. Alain Ben­to­li­la, spé­cia­liste de l’ap­pren­tis­sage de l’écri­ture et du lan­gage, donne son avis sur cette dé­ci­sion. Conso­ler. « L’aban­don de l’écri­ture cur­sive risque de faire dis­pa­raître

Les choses qui nous tiennent à coeur ne peuvent être écrites qu’à la main

com­plè­te­ment l’écri­ture ma­nuelle. On peut confir­mer un ren­dez-vous par tex­to. Mais cer­taines choses, celles qui nous tiennent à coeur, ne peuvent être écrites qu’à la main. Comme conso­ler un co­pain ou une co­pine qui a un cha­grin. » Geste. « Écrire à la main, s’ap­pli­quer à tra­cer des lettres… sont des ef­forts que l’on fait pour l’autre, pour qu’il nous com­prenne. L’es­sen­tiel n’est pas la cal­li­gra­phie (lire Com­prendre), mais le simple geste d’écrire. En plus, ce­la aide à mieux se sou­ve­nir des choses. Quand on doute de l’or­tho­graphe d’un mot, on a sou­vent le ré­flexe de l’écrire à la main. À l’in­verse, on ou­blie vite ce que l’on lit sur écran. » In­éga­li­tés. « Ne plus ap­prendre à écrire à l’école risque de créer des in­éga­li­tés entre les élèves. Cer­tains conti­nue­ront d’ap­prendre à écrire avec leurs pa­rents, pas les autres. » Qu’est-ce que l’écri­ture en script ? Initiation (ici) : ap­pren­tis­sage. Ma­nuel (ici) : à la main.

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