Ce pois­son hor­rible est sur­nom­mé « diable noir »

Mon Quotidien - - À LA UNE - A. Ta­riel

Ef­frayante, mais très rare ! Une bau­droie des abysses a été fil­mée ré­cem­ment dans la baie de Mon­te­rey, aux États-Unis (Amé­rique), à 580 mètres de pro­fon­deur. C’est la pre­mière fois que ce pois­son ter­ri­fiant est ob­ser­vé vi­vant dans son mi­lieu na­tu­rel ! Les scien­ti­fiques ont eu de la chance, car la bau­droie des abysses nage ha­bi­tuel­le­ment à - 2 000 ou - 3 000 mètres. Pour réa­li­ser cet ex­ploit, ils ont uti­li­sé un ro­bot té­lé­gui­dé qui a aus­si cap­tu­ré l’ani­mal et l’a ra­me­né à la sur­face. Le pois­son va être conser­vé dans un aqua­rium spé­cial re­créant les condi­tions des grandes pro­fon­deurs. Il se­ra

Cette bau­droie va être conser­vée dans un aqua­rium spé­cial, pour être étu­diée

étu­dié par les scien­ti­fiques. Pour l’ins­tant, on connaît peu de choses sur la bau­droie des abysses. Sur­nom­mé « diable noir », ce pois­son d’une di­zaine de cen­ti­mètres s’est adap­té aux pro­fon­deurs pour sur­vivre. Comme il vit dans l’obs­cu­ri­té, il uti­lise son an­tenne lu­mi­neuse comme un leurre pour at­ti­rer ses proies. Avec sa très grande mâ­choire, cette bau­droie est ca­pable d’en­glou­tir tout ce qui passe près d’elle. Elle pos­sède un corps ex­ten­sible et peut ain­si ava­ler un pois­son grand comme 2 fois sa taille... si l’oc­ca­sion se pré­sente. La nour­ri­ture est rare dans les pro­fon­deurs : il faut être ca­pable de man­ger n’im­porte quoi ! Grâce à cette découverte, les scien­ti­fiques es­pèrent com­prendre com­ment les pois­sons des pro­fon­deurs uti­lisent l’oxy­gène ou en­core com­ment ils ré­sistent à la très forte pres­sion. Le re­cord de plon­gée avec des bou­teilles est-il de 330 m ou 3 330 m ? Abysse : pro­fond. Leurre (ici) : ap­pât, piège. Proie : ani­mal man­gé par un autre. Ex­ten­sible : s’éti­rer. Pres­sion (ici) : force du poids de l’eau. fond ma­rin très qui peut

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.