Des tri­bus ré­clament t leurs masques !

Mon Quotidien - - FRANCE - M. Serre

Plus de 270 ob­jets de tri­bus d’In­diens d’Amé­rique étaient en vente, lun­di, à Pa­ris (75). C’est la 4e fois en moins de 2 ans que des masques sa­crés des Ho­pi et des Na­va­jo sont mis en vente. Ces tri­bus sont contre ces ventes, car elles disent que ces masques font par­tie de leur pa­tri­moine. 25 masques de Ho­pi ont été ven­dus lun­di. Les Na­va­jo, eux, ont ache­té 7 de leurs 8 masques en vente ! Les Ho­pi se battent pour que les masques et d’autres ob­jets (vases, haches, coupes, sta­tuettes...) leur soient ren­dus. Ils af­firment qu’ils leur ap­par­tiennent, car ils font par­tie de leur culture. Se­lon leurs croyances, les masques sa­crés sont consi­dé­rés comme des êtres vi­vants, car les es­prits peuvent ve­nir s’y ins­tal­ler. Ai­dés par l’as­so­cia­tion Sur­vi­val In­ter­na­tio­nal, qui pro­tège les peuples in­di­gènes, les Ho­pi ont plu­sieurs fois ten­té de faire in­ter­dire ces ventes. Se­lon leur avo­cat, ces ob­jets ont été sans doute rap­por­tés des États-Unis (Amé­rique), sans qu’on sache d’où ils viennent. Il n’est donc pas sûr que les ven­deurs aient le droit de les pos­sé­der, et en­core moins de les vendre. Mais les juges fran­çais n’ont ja­mais vou­lu an­nu­ler les ventes pour cher­cher comment les ob­jets ont été ac­quis. Ils disent que la vente n’est pas illé­gale (in­ter­dite par la loi). Aux États-Unis, de­puis 1990, il est in­ter­dit de vendre des ob­jets sa­crés in­diens. Lors de la vente de lun­di, les per­sonnes qui re­pré­sen­taient les In­diens ont de­man­dé les noms des ache­teurs et des ven­deurs, pour sa­voir à qui les ré­cla­mer. Elles ne les ont pas eus. Quel chef in­dien sioux a rem­por r Big Horn : Ge­ro­ni­mo ou Sit­ting

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