Pour la 1re fois, un ro­bot se pose sur une co­mète

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé et M. De­perne

Un évé­ne­ment ex­cep­tion­nel a eu lieu le 12 no­vembre. La sonde Ro­set­ta, de l’Agence spa­tiale eu­ro­péenne (ESA), a lar­gué son ro­bot Phi­lae sur une co­mète de 4 km de long fi­lant... à 55 000 km/h ! Nom de cette co­mète : 67P/Tchou­riou­movGué­ras­si­men­ko (« Tchou­ri »). Ro­set­ta était en or­bite au­tour d’elle de­puis août. Phi­lae s’est dé­ta­ché de la sonde à 9 h 35, à en­vi­ron 22,5 km au-des­sus de la co­mète. Il a re­joint sa « cible » grâce à la gra­vi­té. Celle-ci est très faible : 100 kg sur la Terre cor­res­pondent à 1 g sur la co­mète ! Le ro­bot n’a « at­ter­ri » que 7 heures plus tard, à 16 h 35. Les har­pons qui de­vaient an­crer Phi­lae au sol n’ont pas fonc­tion­né. Le ro­bot a re­bon­di 2 fois sur le sol de la co­mète, avant de se sta­bi­li­ser à en­vi­ron 1 km de l’en­droit pré­vu. Phi­lae a « at­ter­ri » sur une pente, coin­cé contre une sorte de fa­laise. 1 de ses 3 « pattes » ne touche pas le sol. Après 57 heures pas­sées sur la co­mète, Phi­lae s’est en­dor­mi, car il n’avait plus de bat­te­rie. Le ro­bot se trouve à l’ombre et il ne re­çoit que 1 heure et de­mie de lu­mière du So­leil par jour. Ce n’est pas as­sez pour re­char­ger ses bat­te­ries so­laires. Mais la co­mète « Tchou­ri » s’ap­proche du So­leil. Les scien­ti­fiques es­pèrent qu’au prin­temps ou à l’été 2015, Phi­lae au­ra as­sez de lu­mière, et donc d’éner­gie, pour se ré­veiller. Lors de ses 57 pre­mières heures sur la co­mète, Phi­lae a en­voyé des don­nées vers la Terre. Les scien­ti­fiques sont en train de les ana­ly­ser (lire Com­prendre).

Phi­lae a « at­ter­ri » sur une pente, coin­cé contre une fa­laise

Les co­mètes tournent au­tour d’une étoile. Vrai ou faux ?

Cette photo a été prise par le ro­bot Phi­lae, po­sé sur le sol de la co­mète !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.