Pê­chés pour leur chair, leurs ai­le­rons, leur peau...

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

En­vi­ron 100 mil­lions de requins sont tués chaque an­née dans le monde. C’est ce qu’ont rap­pe­lé ré­cem­ment des ex­perts lors d’une réunion mon­diale en Équa­teur (Amé­rique). Ex­pli­ca­tions de Ber­nard Sé­ret, spé­cia­liste des requins au Mu­séum na­tio­nal d’his­toire na­tu­relle, à Pa­ris. In­quié­tant. « En réa­li­té, les chiffres va­rient entre 60 et 200 mil­lions par an. Et ce n’est pas tout : des pays ne dé­clarent pas leur pêche, ou mentent sur leurs chiffres, sur­tout dans les eaux in­ter­na­tio­nales, c’es­tà-dire les mers et les océans qui n’ap­par­tiennent à au­cun pays. C’est très in­quié­tant. » Se re­pro­duire. « La sur­pêche ne laisse plus le temps aux ani­maux de se re­pro­duire. Ré­sul­tat : de plus en plus d’es­pèces sont me­na­cées de dis­pa­ri­tion. Les spé­cia­listes réunis en Équa­teur viennent d’ajou­ter 21 es­pèces de requins (dont le re­quin-bou­le­dogue et le re­quin-mar­teau), de raies et de pois­sons-scies sur la liste des ani­maux à pro­té­ger. Avant, il n’y en avait que 8. »

Cer­tains pays ne dé­clarent pas leur pêche ou mentent sur leurs chiffres...

Cap­tu­rés. « Les requins sont sur­tout pê­chés pour leur chair, leurs ai­le­rons (dont la soupe est très ap­pré­ciée en Asie), leur foie (dont l’huile est uti­li­sée dans des pro­duits de beau­té) et leur peau (pour faire du cuir). Ils sont le plus sou­vent cap­tu­rés avec des pa­langres et des sennes, d’im­menses fi­lets de 1,5 km de large qui cap­turent tous les ani­maux se re­trou­vant pié­gés à l’in­té­rieur… » Les requins ont tué moins de 10 per­sonnes dans le monde en 2014. Vrai ou faux ? Fos­sile (ici) : em­preinte ou reste d’ani­mal conser vé dans la roche. Tis­su (ici) : en­semble de cel­lules (très pe­tits élé­ments com­po­sant le corps) ayant les mêmes struc­ture et fonc­tions. Sur­pêche : fait de pê­cher en trop grande quan­ti­té.

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