Hu­mour : c’est quoi, le pre­mier de­gré et le se­cond de­gré ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par R. Botte

Tarte. « Quand, dans un film, le hé­ros tombe en se pre­nant les pieds dans un ta­pis, c’est du pre­mier de­gré. Il tombe, le spec­ta­teur ri­gole. Il prend une tarte à la crème dans la fi­gure : on rit de le voir le vi­sage tout blanc. C’est aus­si du pre­mier de­gré. » Contraire. « Faire de l’hu­mour au se­cond de­gré, c’est dire le contraire de ce que l’on pense pour faire rire. Par exemple, l’un de tes co­pains entre dans la pièce ha­billé bi­zar­re­ment et tu dis : “Trop beau, le pan­ta­lon”. » Com­prendre. « Ce n’est pas for­cé­ment plus dif­fi­cile de com­prendre le se­cond de­gré. Sou­vent, la per­sonne qui fait la blague uti­lise un ton spé­cial, fait un clin d’oeil, exa­gère par un geste... C’est pa­reil dans un des­sin d’hu­mour : la ca­ri­ca­ture exa­gère une si­tua­tion ou montre le contraire pour faire rire. » Dans une émis­sion comme Le Pe­tit Jour­nal (sur Ca­nal+), le pré­sen­ta­teur uti­lise sou­vent le se­cond de­gré pour ap­por­ter un re­gard dif­fé­rent sur l’ac­tua­li­té. » Ac­tua­li­té. « Au­jourd’hui, le se­cond de­gré est par­tout. Quelle ex­pres­sion si­gni­fie « se for­cer à rire pour ca­cher une gêne » ?

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