« NOUS PRE­NONS PAR­FOIS DES RISQUES »

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De­puis près de 40 ans, Paul Wat­son et ses co­équi­piers de Sea Shepherd sillonnent les mers du monde pour sau­ver des mam­mi­fères ma­rins. Nous te par­lons sou­vent de leurs ac­tions spec­ta­cu­laires. Ce gen­til « pi­rate des mers » bar­bu était de pas­sage à Pa­ris il y a quelques jours. In­ter­view.

Créa­tion.

« J’ai été éle­vé dans un vil­lage de pê­cheurs au Ca­na­da (Amé­rique). J’ai par­cou­ru les mers dès 17 ans, pour l’aven­ture. J’ai créé Sea Shepherd en 1977. Il fal­lait pro­té­ger les océans, qui sont en dan­ger, car les gou­ver­ne­ments des pays agis­saient trop peu. La seule so­lu­tion était de faire ap­pel à des gens pas­sion­nés qui s’in­té­res­saient au pro­blème. Au­jourd’hui, notre as­so­cia­tion compte des vo­lon­taires de 30 pays. Nous avons 8 na­vires. »

Me­naces.

« Toutes les es­pèces ma­rines sont en dan­ger, à cause de l’in­ter ven­tion hu­maine : pol­lu­tion, pêche, des­truc­tion des ha­bi­tats, ré­chauf fe­ment cli­ma­tique... Il y a dan­ger, car si l’océan meur t, l’es­pèce hu­maine meur t aus­si. »

Ac­tions. «

Nos équipes em­pêchent des na­vires ja­po­nais de tuer des ba­leines, en An­tarc­tique no­tam­ment, en ten­tant de les em­pê­cher de les har­pon­ner. Aux îles Fé­roé, des îles du Da­ne­mark (Eu­rope), chaque an­née, de 1 000 à 2 000 ba­leines et dau­phins sont tués. Pas pour les man­ger... mais à cause d’une tra­di­tion (vieille ha­bi­tude) ! À Sea Shepherd, nous pen­sons que les tra­di­tions qui im­pliquent des mas­sacres d’ani­maux ne doivent plus exis­ter. Pour nous, nos

Groupe de glo­bi­cé­phales au large des îles Fé­roé, de­vant un ba­teau de Sea Shepherd, en 2011.

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