Des chiens en­traî­nés p ai­der les « su­per-gen­daa

Mon Quotidien - - FRANCE - M. Serre

Au GIGN, les chiens d’as­saut par­ti­cipent à des mis­sions dan­ge­reuses. Par exemple, ils étaient pré­sents quand les tueurs de Char­lie Heb­do se ca­chaient à Dam­mar­ti­nen-Goële (77), le 9 jan­vier (lire n° 5 478). Mur­phy, for­ma­teur dans l’équipe cy­no­phile, ex­plique com­ment ces chiens sont en­traî­nés. Cou­ra­geux. « De­puis 1985, les chiens du GIGN sont des ber­gers belges ma­li­nois. Pour être re­cru­té (vers 1 an), l’ani­mal doit pas­ser des tests. Il doit être cou­ra­geux et ai­mer par­tir cher­cher ce qu’on lui de­mande. Mais aus­si joueur, car il ap­prend et tra­vaille grâce au jeu. Pour res­ter en li­ber­té au mi­lieu des mi­li­taires en mis­sion, il doit être calme. On lui ex­plique com­ment être si­len­cieux. En mis­sion, il peut res­ter des heures dans les jambes de son maître sans aboyer. Il passe des tests phy­siques avec un vé­té­ri­naire mi­li­taire. » Exercices. « Le chien est prêt à par­tir en mis­sion après 9 mois d’en­traî­ne­ment en­vi­ron. Du­rant cette pé­riode, son maître es­saie de lui faire ré­pé­ter les mêmes exercices pour que ses réactions de­viennent na­tu­relles. On l’ha­bi­tue à por­ter un gi­let pare-balles, et à ne pas avoir peur des coups de feu et des bruits de l’hé­li­co­ptère qui le trans­porte. Le but : re­pro­duire au mieux la réa­li­té d’une in­ter­ven­tion. » Mordre. « Nos chiens ne sont pas mé­chants. Même si on leur ap­prend à mordre, à te­nir fer­me­ment quelque chose. Ce­la peut sau­ver la vie à un for­ce­né, par exemple. En le mor­dant, le chien le sur­prend. Ce­la per­met de l’ar­rê­ter sans avoir à uti­li­ser nos armes. » Com­ment s’ap­pelle l’ap­pa­reil q u chiens pour les em­pê­cher de m

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.