Ses mots choquent : à 8 ans il est in­ter­ro­gé par la po­lice

Mon Quotidien - - FRANCE -

Ah­med, élève de CE2 à Nice (06), était convo­qué mer­cre­di, avec son père, au com­mis­sa­riat. Pour­quoi ? Le 8 jan­vier, au len­de­main de l’at­taque contre Char­lie Heb­do, Ah­med a re­fu­sé de faire la mi­nute de si­lence en classe. Lors d’un échange avec son pro­fes­seur, l’en­fant a dit être « du cô­té des ter­ro­ristes » . Le père, fu­rieux de ce dé­bat, est ve­nu plu­sieurs fois dans l’école et a été « me­na­çant » . Le di­rec­teur de l’école a alors pré­ve­nu la po­lice. Se­lon la po­lice, Ah­med a été in­ter­ro­gé pour qu’il ex­plique ce qui s’était pas­sé. Et pour com­prendre ce qui l’avait pous­sé à te­nir ces pro­pos. Se­lon un po­li­cier et l’avo­cat de la fa­mille, il a re­con­nu avoir dit cer­taines phrases, mais ne pas avoir bien com­pris leur sens. Un en­fant de 8 ans peut être in­ter­ro­gé par la po­lice, mais pas condam­né.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.