L’EN­FER DES TRANCHÉES

Mon Quotidien - - 02 L’ANNÉE 1915 -

CONTEXTE Quelques mois après la dé­cla­ra­tion de guerre de l’Al­le­magne à la France (août 1914), le conflit, qu’on pen­sait court, dure en­core.

Dans le bois de Beau­ma­rais, dans l’Aisne (nord de la France), en août 1915

LES FAITS

Ca­chés sous la terre, des sol­dats fran­çais at­tendent le si­gnal d’un pro­chain com­bat. De­puis l’hi­ver 1914, l’ar­mée en­ne­mie n’ar­rive plus à ga­gner du ter­rain. Les sol­dats de chaque camp tiennent leur po­si­tion et com­mencent à s’en­ter­rer dans des tranchées. On est pas­sé d’une guerre de « mou­ve­ment » à une guerre de « po­si­tion ».

LE TÉ­MOIN

Les sou­ve­nirs de guerre de Da­niel Mor­net, un sol­dat fran­çais de la Pre­mière Guerre mon­diale (1914-1918), ont été pu­bliés dans un livre, Tranchées de Ver­dun. Il y ra­conte les condi­tions de vie ter­ribles des sol­dats. « La pluie coule par­tout. Le fond des tranchées se change en un lac de boue qui monte jus­qu’aux che­villes. Les mu­railles de sacs de terre glissent. Chaque jour, chaque nuit, on ren­force les murs. Dans la terre qu’on creuse, on trouve des armes, des ou­tils bri­sés, des vê­te­ments pour­ris­sants, par­fois des corps [...]. Contre la boue, il n’y a pas ou peu de dé­fenses. Elle est plus cruelle, pour la vie des tranchées, que les obus. » Le sol­dat y dé­crit de rares mo­ments de calme : « Pour se dis­traire, ou plu­tôt pour trom­per la fa­tigue, la souf­france et la cruelle tor­peur (fai­blesse du corps et de l’es­prit), on fume, lors­qu’il nous reste du ta­bac. On ne cause guère (on parle peu). La fa­tigue est trop lourde pour qu’on tente l’ef­fort d’un dia­logue. »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Comment les sol­dats fran­çais de la guerre de tranchées étaient-ils sur­nom­més ? poi­lus. Les

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