Jus­qu’à 100 litres d’eau ré­cu­pé­rés chaque jour !

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. H.

Il fal­lait y pen­ser ! Un col­lec­teur ca­pable de ré­cu­pé­rer l’eau de la ro­sée va être testé le mois pro­chain dans une ré­gion mon­ta­gneuse du nord-ouest de l’Éthio­pie (Afrique) ! Le pro­jet War­ka Wa­ter a été ima­gi­né par une équipe in­ter­na­tio­nale (Ita­lie, Li­ban, États-Unis, Éthio­pie et Ni­ge­ria). En Éthio­pie, seul 1 ha­bi­tant sur 3 a ac­cès à un point d’eau de bonne qua­li­té. Avan­tages du col­lec­teur : il peut four­nir de l’eau dans des ré­gions iso­lées, où les ha­bi­tants doivent par­fois mar­cher long­temps pour en trou­ver. Il per­met aus­si d’évi­ter de creu­ser des puits me­su­rant jus­qu’à 500 m de pro­fon­deur, et de re­mon­ter l’eau avec des pompes. Ce­la coûte très cher. Le col­lec­teur War­ka Wa­ter coûte moins de 900 eu­ros. Com­ment ce col­lec­teur fonc­tionne-t-il ? L’idée est de « cap­tu­rer » l’hu­mi­di­té de l’air, ain­si que les gouttes de pluie, et de gar­der le tout à l’ombre, dans un bac équi­pé d’un ro­bi­net. Le sys­tème, haut de 10 m (voir photo de Une), est consti­tué de tiges de bam­bou ! À l’in­té­rieur se trouve un fi­let en po­ly­éthy­lène. Ce fi­let est ca­pable de retenir l’eau conte­nue dans la brume des mon­tagnes, celle des pluies de mous­son… Le but est de col­lec­ter jus­qu’à 100 litres d’eau par jour ! Le col­lec­teur ne pèse que 60 kg. Il peut être ins­tal­lé par 4 ha­bi­tants seule­ment. Au­cune ma­chine n’est né­ces­saire à sa fa­bri­ca­tion. On monte le sup­port avec le ma­té­riel dis­po­nible sur place. Il peut même être trans­por­té par des ânes, pré­cisent les in­ven­teurs.

Ce col­lec­teur d’eau per­met d’évi­ter de creu­ser des puits, ce qui coûte très cher

En Éthio­pie (Afrique), la war­ka est un fi­guier (arbre). Vrai ou faux ?

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