BELLES LETTRES

Mon Quotidien - - JAPON -

CONTEXTE Se­lon

À To­kyo, au Ja­pon (Asie), le 5 jan­vier

LES FAITS

Comme tous les ans, un concours de cal­li­gra­phie a été or­ga­ni­sé dans la ca­pi­tale ja­po­naise pour la nou­velle an­née. En­vi­ron 3 150 concur­rents y ont par­ti­ci­pé.

L’EX­PERTE

Kei­ko Yo­koya­ma est Ja­po­naise. Née dans une fa­mille de cal­li­graphes, elle a ap­pris l’art de l’écri­ture ja­po­naise dès son plus jeune âge. Elle l’en­seigne à Nice (Al­pesMa­ri­times). « Dans la cal­li­gra­phie, ce qui compte n’est pas le ré­sul­tat, mais la fa­çon dont on pra­tique, ex­plique-t-elle. Il faut se concen­trer, res­ter si­len­cieux, se te­nir bien droit et avoir le poi­gnet re­lâ­ché. Au Ja­pon, on s’ins­talle gé­né­ra­le­ment par terre, sur un ta­pis ou une table basse. Dans l’idéal, la feuille doit ar­ri­ver au ni­veau du nom­bril. » Les dé­bu­tants com­mencent par re­co­pier un mo­dèle réa­li­sé par leur maître. Il faut es­sayer d’imi­ter par­fai­te­ment l’épais­seur des kan­jis, les signes qui com­posent l’écri­ture ja­po­naise. « On com­mence par des mo­tifs simples, des mots comme “mon­tagne”, “ciel”, “ri­vière”... Puis on peut es­sayer une phrase, un haï­ku (un pe­tit poème ja­po­nais)… », ra­conte Kei­ko. La cal­li­gra­phie doit avant tout faire du bien. « La con­cen­tra­tion qu’elle de­mande ap­porte une forme de bon­heur. On se sent très dé­ten­du après avoir écrit. Dans les écoles du Ja­pon, tous les élèves pra­tiquent la cal­li­gra­phie une heure par se­maine. Et, par­mi eux, beau­coup prennent des cours sup­plé­men­taires le soir. »

LE SA­VIEZ-VOUS ?

Dans quel sens se lit le ja­po­nais ? nous. que sens même le dans plus en plus de mais gauche, à droite de et bas en haut de l’ori­gine, À

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