Com­ment les pi­rates soi­gnaient-ils ?

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Le na­vire du cé­lèbre pi­rate bri­tan­nique Barbe-Noire (lire Sa vie) conti­nue de li­vrer ses secrets. Le Queen Anne’s Re­venge s’était échoué dans l’At­lan­tique en 1718. L’épave avait été dé­cou­verte au large des États-Unis (Amé­rique) en 1996. Des ar­chéo­logues amé­ri­cains viennent d’y trou­ver plu­sieurs ins­tru­ments mé­di­caux. Bien que ter­ri­fiants, ces ins­tru­ments montrent que le pi­rate Barbe-Noire veillait à ce que son équi­page soit en bonne san­té. Les com­bats et les ma­la­dies pou­vaient tuer un grand nombre de ma­te­lots à bord des na­vires. Le Queen Anne’s Re­venge était au­pa­ra­vant un na­vire fran­çais, La Con­corde. Quand Bar­beNoire s’en est em­pa­ré, en 1717, il a em­bar­qué de force 3 doc­teurs fran­çais cé­lèbres à l’époque : Bour­gneuf, Du­bois et De­shayes. Plu­sieurs ins­tru­ments mé­di­caux re­trou­vés ont été fa­bri­qués en France. Par­mi eux : une se­ringue spé­ciale (pho­to ci-des­sus). Elle per­met­tait de soi­gner la sy­phi­lis en in­jec­tant un re­mède dans le sexe du ma­lade, se­lon une scien­ti­fique. Vu la taille de la se­ringue, l’in­jec­tion de­vait être très dou­lou­reuse ! Autres ins­tru­ments trou­vés à bord : des pompes et des ré­ci­pients ser­vant à faire des sai­gnées, des ac­ces­soires pour pré­pa­rer des mé­di­ca­ments… Mais aus­si des ou­tils qui per­met­taient d’ef­fec­tuer des la­ve­ments. Des ana­lyses sont en cours pour ten­ter de trou­ver des traces de sub­stances (pro­duits) dans les ins­tru­ments. Com­ment s’ap­pelle le pi­rate hé­ros des films des Ca­raïbes ?

Ces ins­tru­ments montrent que Bar­beNoire veillait à la san­té de son équi­page

Pi­rates Con­corde, La Queen Anne’s Re­venge (« La Re­vanche de la reine Anne »). En 1717 et 1718, il était à la tête de 300 hommes et de 4 na­vires. Il est mor t au com­bat en no­vembre 1718. Sy­phi­lis : ma­la­die qui se trans­met lors de re­la­tions sexuelles. Sai­gnée (ici) : éva­cua­tion de sang (tech­nique uti­li­sée au­tre­fois pour soi­gner un ma­lade). La­ve­ment (ici) : in­jec­tion d’un li­quide (dans le gros in­tes­tin) par l’anus.

© The North Ca­ro­li­na De­part­ment of Cultu­ral Re­sources Né vers 1680 au Royau­meU­ni (Eu­rope), Ed­ward Teach était sur­nom­mé Bar­beNoire à cause de sa longue barbe qu’il tres­sait lors des com­bats. Fin 1717, il s’est em­pa­ré de

na­vire ar­mé de 40 ca­nons. Il l’a re­nom­mé

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