Qu’est-ce qu’une contre­pè­te­rie ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION -

Mé­lan­ger. « Une contre­pè­te­rie est une fa­çon de mé­lan­ger les lettres d’un mot ou les mots d’une phrase pour créer une nou­velle ex­pres­sion, sou­vent gri­voise. La contre­pè­te­rie joue avec les gros mots, les mots in­ter­dits… Pour les en­fants, c’est une ma­nière d’uti­li­ser ces mots en les dis­si­mu­lant. Pour que ce soit drôle, il faut que les 2 phrases ou les 2 mots res­tent proches. » Co­luche. « Les pre­mières contre­pè­te­ries re­montent au XVIe (16e) siècle. En 1532, l’écri­vain fran­çais Fran­çois Ra­be­lais, par exemple, joua avec “folle à la messe”, qu’il trans­for­ma en “molle à la fesse”. L’une des contre­pè­te­ries les plus cé­lèbres est celle du co­mique fran­çais Co­luche, dans les an­nées 1980. Il s’est em­pa­ré d’une pu­bli­ci­té pour un su­per­mar­ché. Il a trans­for­mé “Mam­mouth écrase les prix” en “Ma­mie écrase les prouts” ! » Hu­mour. « Les Bri­tan­niques aus­si pra­tiquent cet hu­mour. Ils ap­pellent ces jeux de mots “spoo­ne­risms” (ex : “smart fel­ler”, “pe­tit ma­lin”, de­vient “fart smel­ler”, fayot). Ce­la existe aus­si en al­le­mand, mais le fran­çais est plus adap­té !» Vrai ou faux ? « Mieux vaut tard que ja­mais » est une contre­pè­te­rie.

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