Comment un jour­na­liste sait-il si une in­for­ma­tion est vraie ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par R. Botte

Cer­tain. « En la vé­ri­fiant ! Un jour­na­liste ne doit don­ner une in­for­ma­tion que s’il est cer­tain qu’elle est vraie. » Source. « Pour vé­ri­fier une in­for­ma­tion, le jour­na­liste doit se de­man­der d’où elle vient. On ap­pelle ce­la la source. Plus le jour­na­liste se rap­proche de la source, plus il a des chances que l’in­for­ma­tion soit vraie. Par exemple, s’il y a eu un hold-up dans un ma­ga­sin, en in­ter­vie­want le pro­prié­taire de la bou­tique, le jour­na­liste pour­ra connaître le nombre de vo­leurs, l’heure à la­quelle ils sont ar­ri­vés... » Ra­pide. « Mal­heu­reu­se­ment, des jour­na­listes donnent par­fois de fausses in­for­ma­tions. Fin fé­vrier, l’Agence France-Presse a ain­si an­non­cé la mort d’un cé­lèbre chef d’en­tre­prise. Cette agence est cen­sée don­ner des in­for­ma­tions fiables et vé­ri­fiées. Là, ce n’était pas le cas. C’était faux, mais des chaînes de té­lé ont tout de suite an­non­cé cette mort. Ces jour­na­listes ont vou­lu al­ler trop vite, peu­têtre parce qu’ils vou­laient être les pre­miers à le dire… Dans un tel cas, ils doivent rec­ti­fier dès qu’ils com­prennent que c’est faux. Au­jourd’hui, l’in­for­ma­tion est très ra­pide. Mais la vé­ri­fi­ca­tion ne doit sur­tout pas être sa­cri­fiée. » Comment s’ap­pelle la « réunion » des jour­na­listes pour choi­sir les su­jets des ar­ticles ?

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