Des ro­bots peuvent-ils rem­pla­cer les jour­na­listes ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par M. De­perne

Lan­gage. « Il y a des ro­bots­jour­na­listes. Mais ils n’ont pas de jambes ou de bras comme ceux que tu vois dans les films ! Ce sont des or­di­na­teurs ca­pables d’uti­li­ser le lan­gage écrit. Ils savent construire des phrases avec les in­fos qu’on leur donne. » Style. « Ils sont uti­li­sés pour écrire des ar­ticles fac­tuels, don­nant une in­for­ma­tion simple. Comme le ré­sul­tat d’un match de foot ou les chiffres de ce que gagne ou perd une en­tre­prise. Ils n’ont pas de style. » Ré­flexion. « Les ro­bots peuvent rem­pla­cer les jour­na­listes dans les tâches les moins in­té­res­santes et celles qui de­mandent le moins de ré­flexion. Dans quelques an­nées, ils pour­ront aus­si al­ler à leur place dans les pays en guerre, par exemple. » Émo­tions. « Lors­qu’il écrit un ar­ticle, un jour­na­liste mène l’en­quête, ana­lyse pour faire com­prendre des choses à son lec­teur. Il ra­conte une his­toire, res­sent des émo­tions. Les ro­bots n’en sont pas en­core ca­pables. Mais ils s’amé­liorent vite : cer­tains ro­bots ar­rivent dé­jà à sa­voir si la per­sonne à qui ils s’adressent est triste ou heu­reuse, en ana­ly­sant le ton de sa voix, les mots qu’elle uti­lise... » Dans un jour­nal, comment ap­pelle-t-on les der­nières phrases d’un ar­ticle ?

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