Le co­pi­lote a fait s’écra­ser l’avion ex­prèss

Mon Quotidien - - FRANCE - M. Serre

Voi­ci ce qu’on sa­vait jeu­di soir sur le crash de l’avion près de Bar­ce­lon­nette (04) (lire n° d’hier). Les in­for­ma­tions conte­nues dans la boîte noire re­trou­vée mar­di ont été ana­ly­sées. Le com­man­dant de bord a lais­sé le co­pi­lote seul dans le cock­pit pour al­ler aux toi­lettes. Aus­si­tôt, le co­pi­lote a ma­ni­pu­lé ex­près des bou­tons pour faire des­cendre l’avion. Quand le com­man­dant est sor­ti des toi­lettes, le co­pi­lote ne lui a pas ou­vert la porte du cock­pit. Il n’a pas ré­pon­du à ses ap­pels ni à ceux de la tour de contrôle de Mar­seille (13), qui lui de­man­dait de ta­per le code de dé­tresse (dan­ger). Du­rant ce temps-là, la res­pi­ra­tion « nor­male » du co­pi­lote s’est fait en­tendre. Elle est au­dible jus­qu’au crash. Les alarmes se sont dé­clen­chées pour si­gna­ler à l’équi­page que l’ap­pa­reil se rap­pro­chait du sol. Le com­man­dant et/ou le reste de l’équi­page ont don­né des coups vio­lents sur la porte du cock­pit pour l’en­fon­cer. Sans suc­cès. On en­tend en­suite le bruit de l’avion qui per­cute le sol une pre­mière fois, avant de s’écra­ser sur la mon­tagne. Les en­quê­teurs ont conclu ( jeu­di, à 12 h 30) que « le co­pi­lote a fait chu­ter l’avion de 12 000 m d’al­ti­tude à 2 000 m en 8 mi­nutes . Il avait la vo­lon­té de dé­truire cet ap­pa­reil, mais on ne sait pas en­core pour­quoi. » Que sa­vait-on, jeu­di, sur le co­pi­lote ? Il s’ap­pe­lait An­dreas Lu­bitz. C’était un Al­le­mand de 28 ans. Il tra­vaillait pour la com­pa­gnie aé­rienne Ger­man­wings de­puis sep­tembre 2013. Il n’était pas connu comme ter­ro­riste. Com­bien y a-t-il de boîtes noi­ress

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