« Nous par­ti­ci­pons tous au mas­sacre des re­quins »

Mon Quotidien - - À LA UNE - M. Bel­lée

« Les re­quins existent de­puis 450 mil­lions d’an­nées. Je vou­lais com­prendre comment leur nombre pou­vait avoir au­tant di­mi­nué en 20 ans », ex­plique Jé­rôme De­la­fosse. Il a réa­li­sé le do­cu­men­taire Les Re­quins de la co­lère, dif­fu­sé de­main à 20 h 50 sur Ca­nal+ *. Le jour­na­liste a en­quê­té en In­do­né­sie (Asie), où des re­quins sont tués par des pê­cheurs de thons. « Pour 100 thons pê­chés, il y a presque 100 re­quins tués », ra­conte-t-il. Les re­quins sont sur­tout cap­tu­rés pour leurs ai­le­rons, dont la soupe est très ap­pré­ciée en Asie. Une fois les ai­le­rons cou­pés, les re­quins sont re­je­tés à l’eau, où, bles­sés, ils meurent. « Je vou­lais aus­si com­prendre comment nous, consom­ma­teurs eu­ro­péens, par­ti­ci­pons sans le sa­voir au mas­sacre des re­quins », ajoute Jé­rôme De­la­fosse. Son film montre, par exemple, que l’huile de foie de re­quin est uti­li­sée en Eu­rope pour fa­bri­quer des pro­duits de ma­quillage. En­fin, sur les at­taques de re­quins, le jour­na­liste tient à pré­ci­ser : « Il y a 500 es­pèces de re­quins et seules 4 sont dan­ge­reuses pour l’homme. Quand les re­quins at­taquent les sur­feurs, par exemple, c’est qu’ils les confondent avec des ota­ries ou des tor­tues de mer, leur nour­ri­ture ha­bi­tuelle. Or, faire du surf dans l’océan, c’est comme man­ger un steak au mi­lieu des lions. On prend un gros risque. Il ne faut pas ou­blier que l’océan est le ter­ri­toire des re­quins. L’homme s’y in­vite. Il doit donc en res­pec­ter les règles. »

L’océan est le ter­ri­toire des re­quins : l’homme doit donc en res­pec­ter les règles

Les re­quins sont par­fois ap­pe­lés « squales ». Vrai ou faux ?

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