« La na­ture est plus riche que je ne l’ima­gi­nais »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Le Plus Beau Pays du monde 2 nous em­mène en Bre­tagne, en Pro­vence, dans le Ju­ra, la val­lée de la Loire, l’Au­vergne, l’Aqui­taine ou les Py­ré­nées. On y dé­couvre tour à tour la nais­sance d’un faon, les ruses d’un cor­beau face à un re­nard, la ri­va­li­té entre 2 che­vaux sau­vages ou en­core les ef­forts in­croyables d’un phoque pour sur­vivre en pleine tem­pête… In­ter­view de Fré­dé­ric Fou­gea, le réa­li­sa­teur. Bois. «De­puis tout pe­tit, j’ai tou­jours vou­lu fil­mer la na­ture. J’ai gran­di dans la fo­rêt, au sud de Pa­ris. J’étais un vrai ga­min des bois ! » Singe. « Mon ani­mal pré­fé­ré, et dont je me sens le plus proche, est le singe. Mais j’aime aus­si les cer­vi­dés. Ils sont ma­gni­fiques. » Liens. « Ce qui me fas­cine le plus, ce sont les liens qui unissent ces ani­maux avec la na­ture. Par exemple, le chêne existe grâce à l’écu­reuil. Cet ani­mal ré­cu­père plus de ré­serves qu’il n’en a be­soin. Et comme il a une mau­vaise mé­moire, il ou­blie des glands. Ces glands, qu’il ne man­ge­ra pas, de­vien­dront des chênes ! Notre na­ture en France est bien plus riche que je ne l’ima­gi­nais. » Ca­mé­ras. « Nous avons uti­li­sé des moyens très mo­dernes pour fil­mer. On a po­sé des ca­mé­ras sur des ani­maux et même sur un ULM. Nous avons aus­si uti­li­sé un drone blanc plu­tôt que noir, pour ne pas ef­frayer les grues. Le noir, c’est la cou­leur des pré­da­teurs. On l’a fait vo­ler long­temps au-des­sus d’elles pour qu’elles s’y ha­bi­tuent. » Pa­tience. « Nous avons fil­mé du­rant 6 mois. C’était un gros tra­vail de pa­tience. La scène la plus dif­fi­cile a sans doute été celle avec les grues : il fal­lait se le­ver à 3 heures du ma­tin ! » Quel est le plus haut som­met des Py­ré­nées fran­çaises ?

L’équipe du do­cu­men­taire a uti­li­sé un drone pour fil­mer cer taines scènes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.