« Leur cer­veau est construit dif­fé­rem­ment »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Son des­sin a fait le tour du Web ! Un gar­çon au­tiste de 11 ans a réus­si à des­si­ner une carte du monde dans ses moindres dé­tails (voir pho­to de Une)… uni­que­ment grâce à sa mé­moire ! C’était il y a quelques jours dans une uni­ver­si­té de New York, aux États-Unis (Amé­rique). Le pro­fes­seur avait in­vi­té son fils, at­teint d’au­tisme, à l’un de ses cours. Sa carte était si pré­cise que toutes les fron­tières et même les îles étaient in­di­quées ! Le père d’un étu­diant a pu­blié le des­sin sur In­ter­net. Éric Le­mon­nier, pé­do­psy­chiatre au Centre Ex­pert Au­tisme du Li­mou­sin, à Li­moges, ex­plique cet « ex­ploit ». « C’est très éton­nant, même pour moi qui tra­vaille avec des au­tistes de­puis 15 ans, ex­plique le spé­cia­liste. Mais, at­ten­tion : il faut sa­voir que c’est jus­te­ment parce qu’il est au­tiste qu’il a réus­si à des­si­ner cette carte de mé­moire. Le cer­veau d’un au­tiste est construit dif­fé­rem­ment. Une per­sonne non au­tiste “conserve” les in­for­ma­tions ex­té­rieures en les hié­rar­chi­sant. L’au­tiste, lui, les “conserve” toutes, une par une. Il voit mieux les dé­tails d’une scène, car il a une image com­plexe du monde qui l’en­toure. Si on change un pays de la carte, il doit la re­prendre en “pho­to” dans sa tête pour la mé­mo­ri­ser. Des au­tistes sont ca­pables de ré­ci­ter par coeur une page d’un ro­man qu’ils n’ont lu qu’une seule fois. En gé­né­ral, ils ne dé­ve­loppent cette mé­moire ex­cep­tion­nelle que pour les su­jets qui les in­té­ressent. Dans le cas de ce gar­çon, il doit donc ado­rer la géo­gra­phie ! »

Ce gar­çon au­tiste doit ado­rer la géo­gra­phie !

Comment s’ap­pelle le spé­cia­liste des troubles (pro­blèmes) du lan­gage ?

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