Y a-t-il des pays d’Afrique où les jour­na­listes ne vont pas ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION - En­tre­tien réa­li­sé par R. Botte

Sur­veillés. « L’Éry­thrée. Très peu de jour­na­listes étran­gers ont l’au­to­ri­sa­tion d’y en­trer. Quelques-uns en ob­tiennent le droit, mais, souvent, ils ne peuvent pas sor­tir de la ca­pi­tale, As­ma­ra, et sont sur­veillés. » Ordres. « Les jour­na­listes éry­thréens tra­vaillent pour la té­lé, la ra­dio, les jour­naux du pays. Ils sont sous les ordres du mi­nistre de l’In­for­ma­tion (ils n’ont pas le droit d’écrire ce qu’ils veulent). » Lan­gage co­dé. « Mal­gré tout, on ar­rive à ob­te­nir quelques in­for­ma­tions sur ce qui se passe là-bas en contac­tant en ca­chette des gens qui y vivent. Il faut être pru­dent. On ne peut pas don­ner leur nom. On doit par­ler en lan­gage co­dé. Pour ma part, je parle avec beau­coup de jour­na­listes éry­thréens tra­vaillant en exil, en Eu­rope. C’est le cas de ceux de la Ra­dio Ere­na, ra­dio éry­thréenne in­dé­pen­dante qui dif­fuse de­puis Pa­ris. » In­ter­net. « Les Éry­thréens ont une vie dif­fi­cile : élec­tri­ci­té cou­pée, nour­ri­ture chère… Presque tout le monde tra­vaille pour l’ar­mée, contre un sa­laire de mi­sère. Presque per­sonne n’a In­ter­net à la mai­son. Dans les cy­ber­ca­fés, In­ter­net est lent et cher. De plus, on y est sur­veillé par la po­lice. » Quelle mer, ayant le nom d’une cou­leur, borde l’Éry­thrée (Afrique) ?

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