« À mi­nuit, le gar­dien a éteint les lu­mières du mu­sée ! »

Mon Quotidien - - À LA UNE - O. Gas­se­lin (à Ma­drid)

Vi­si­ter un mu­sée, la nuit, ce se­ra pos­sible sa­me­di soir, à l’oc­ca­sion de la Nuit eu­ro­péenne des mu­sées (In­fos : Nuit­des­mu­sees. cultu­re­com­mu­ni­ca­tion. gouv.fr). Mais des CM2 du ly­cée fran­çais de Ma­drid, en Es­pagne (Eu­rope), ont été au­to­ri­sés à y pas­ser toute une nuit ! C’était au mu­sée des Sciences na­tu­relles de la ville. « Nous y sommes al­lés à 2 classes (pho­to 2).

À 20 h, le gar­dien a fer­mé les portes », se sou­vient Pierre Bre­zot, en­sei­gnant. Elles ne se sont rou­vertes qu’à 8 h, le len­de­main ma­tin. Chaque élève avait ap­por­té un sac de cou­chage (pho­to 1), et l’école avait four­ni de quoi dî­ner. « Les en­fants étaient tout ex­ci­tés, la plu­part avaient vu La Nuit au mu­sée au ci­né. »

Le dé­but de la nuit a été stu­dieux. « On avait des

ate­liers avec des scien­ti­fiques, lu­mières al­lu­mées », ra­conte Moïse. Au me­nu : clas­si­fi­ca­tion des es­pèces. « On nous a aus­si ex­pli­qué com­ment on conser­vait des ani­maux avec un pro­duit spé­cial dans des bo­caux », ajoute Anaïs. Il y avait un jeu de piste à tra­vers les col­lec­tions. « C’était étrange de se re­trou­ver en­tou­ré par ces ani­maux.

On avait l’im­pres­sion qu’ils étaient vi­vants et qu’ils nous re­gar­daient » , se sou­vient Cla­ra, qui en a en­core des fris­sons ! Plus tard, une his­toire de sque­lettes a été ra­con­tée (pho­to 3) aux élèves. Ils ont eu peur ! Après le dî­ner/pique-nique in­so­lite (pho­to 4), cha­cun s’est ins­tal­lé dans un coin. « Nous nous sommes cou­chés près d’un loup qui avait la gueule ou­verte, c’était im­pres­sion­nant » , se sou­vient un éco­lier. D’autres étaient sous un sque­lette de ba­leine, près d’un ours ou d’un bou­que­tin (pho­to 5)... Des filles se sont al­lon­gées de­vant une col­lec­tion de pa­pillons (pho­to 6). À 23 h, cha­cun s’est bros­sé les dents dans les sa­ni­taires du mu­sée. Puis, avant mi­nuit, « le gar­dien a éteint les lu­mières » , ra­conte Moïse. « On le voyait pas­ser de temps en temps, grâce à la lu­mière de sa torche , ajoute Na­ta­lia. Avec des co­pines, nous nous sommes re­le­vées pour al­ler voir le ca­la­mar géant, en se­cret. Ça grin­çait, on en­ten­dait par­fois des pas, ça fai­sait un peu peur ! On n’a pas dor­mi beau­coup. Et le maître ron­flait ! »

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