Quelles so­lu­tions contre le mas­sacre des rhi­nos ?

Mon Quotidien - - À LA UNE - V. Pe­tit

393. C’est le nombre de rhi­no­cé­ros tués par des bra­con­niers, en Afrique du Sud, de jan­vier à avril. Le nombre de rhi­nos tués dans ce pays ne cesse d’aug­men­ter : 13 en 2007... 1 215 en 2014. Pour pro­té­ger ces ani­maux, les chefs de l’Afrique du Sud ré­flé­chissent à leur cou­per leurs cornes. « Cette pra­tique a dé­jà été uti­li­sée sur les élé­phants, ex­plique Cé­line Siss­ler-Bien­ve­nu, di­rec­trice d’IFAW (or­ga­ni­sa­tion qui pro­tège les ani­maux) pour la France et l’Afrique fran­co­phone. Mais le bra­con­nage n’a pas di­mi­nué. Les bra­con­niers trouvent en­core le moyen d’ar­ra­cher des dé­fenses... » Autre pro­blème : or­ga­ni­ser la coupe des cornes de rhi­no­cé­ros coûte cher. « C’est une ac­tion ex­trême, ajoute la res­pon­sable d’IFAW. On prive tout de même les ani­maux d’une chose qui leur sert. Par exemple, les mâles en ont be­soin pour se dé­fendre et mon­trer leur su­pé­rio­ri­té. » Alors comment pro­té­ger ces ani­maux ? Dans cer­taines ré­serves d’Afrique, on in­jecte dans les cornes un li­quide qui les rend non consom­mables (qu’on ne peut pas « man­ger »). « Cette tech­nique em­pêche de faire des mé­di­ca­ments avec les cornes, dit Cé­line Siss­ler-Bien­ve­nu. Mais, dans beau­coup d’en­droits, les cornes servent à faire des ob­jets de dé­co­ra­tion... Le mieux est de don­ner plus de moyens aux gardes des ré­serves : des drones, des ju­melles à vi­sion noc­turne... Tout ce­la peut vrai­ment ai­der à lut­ter contre le bra­con­nage. »

On prive tout de même les ani­maux d’une chose qui leur sert

Les cornes des rhi­nos sont en ivoire. Vrai ou faux ?

Les cornes d’un rhi­no­cé­ros noir sont cou­pées au Ke­nya (Afrique), en 2013.

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