UN OEIL DANS L’ES­PACE

Mon Quotidien - - PLAYBAC PRESS -

Hubble a été en­voyé dans l’es­pace le 24 avril 1990. De­puis 25 ans, ce té­les­cope de la taille d’un au­to­bus tourne au­tour de la Terre à 600 ki­lo­mètres d’al­ti­tude. Hubble est consti­tué d’un mi­roir rond de 2,40 mètres de dia­mètre. « Ce mi­roir agit comme un en­ton­noir à lu­mière. Comme il est très large, il capte le moindre rayon­ne­ment et l’en­voie vers les ins­tru­ments d’ob­ser­va­tion du té­les­cope » , ex­plique Olivier San­guy, jour­na­liste scien­ti­fique à la Ci­té de l’es­pace, à Tou­louse (Hau­teGa­ronne). Et, comme le té­les­cope se trouve dans l’es­pace, sa vi­sion n’est pas brouillée par l’at­mo­sphère* ter­restre. C’est un peu comme quand on re­garde le fond d’une pis­cine : la vi­sion est plus nette s’il n’y a pas de vent ou de mou­ve­ment dans l’eau. » Pour­tant, les pre­mières images en­voyées par Hubble ont dé­çu les scien­ti­fiques ! Elles n’étaient pas aus­si pré­cises qu’ils l’avaient es­pé­ré. Un dé­faut dans la fa­bri­ca­tion du mi­roir géant avait ren­du le té­les­cope « myope » : il voyait flou au loin. En 1993, une équipe d’as­tro­nautes a été en­voyée pour ré­pa­rer l’ap­pa­reil. « Ils lui ont, en quelque sorte, po­sé des lu­nettes ! » com­pare Olivier San­guy. On a en­suite pu avoir des images d’une qua­li­té et d’une net­te­té 10 fois su­pé­rieures à celles ob­te­nues de­puis la Terre, même pour des étoiles très loin­taines. » Comme, par exemple, cette pho­to de la ga­laxie de la Ba­leine, un groupe d’étoiles si­tué à 30 mil­lions d’an­nées-lu­mière de la Terre. Une an­née­lu­mière cor­res­pond à la dis­tance par­cou­rue par la lu­mière en un an dans le vide, soit en­vi­ron 10 000 mil­liards de ki­lo­mètres !

*Couches de gaz en­tou­rant une pla­nète.

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