Mal­trai­tés : 10 per­sonnes ar­rê­téess

Mon Quotidien - - FRANCE - M. S.

Une grosse in­ter­ven­tion de près de 200 gen­darmes et de mé­de­cins a eu lieu mar­di, au châ­teau de Sus (64). C’est à cet en­droit que vivent les membres de la secte (lire ci-des­sous) ap­pe­lée Ta­bi­tha’s Place. Par­mi eux, 50 en­fants. 10 per­sonnes en charge de cette com­mu­nau­té ont été ar­rê­tées. Elles sont soup­çon­nées de faire tra­vailler les en­fants, mais aus­si de leur faire du mal. Une secte est un groupe de per­sonnes ayant un grand pou­voir sur d’autres, plus fra­giles dans leur tête. Elles disent pou­voir ai­der ceux qui ont des pro­blèmes, sou­vent en échange de grosses sommes d’ar­gent. Mais elles leur im­posent des règles strictes et les ma­ni­pulent pour leur faire faire ce qu’elles veulent. Elles les coupent du reste du monde. La secte Ta­bi­tha’s Place est sur­veillée par des ex­perts du gou­ver­ne­ment de­puis des an­nées. Une en­quête avait été ou­verte en mars 2014, après le té­moi­gnage d’un an­cien membre. Se­lon les spé­cia­listes, ses membres vivent comme il y a 2 000 ans, se­lon le mo­dèle de l’Église chré­tienne et ses règles sont très sé­vères. Ils ne voient pas de mé­de­cins et ne se soignent qu’avec des plantes. Les en­fants ne sont pas vac­ci­nés. Les membres de cette secte vivent en au­tar­cie. Ils vendent les lé­gumes et les fruits qu’ils cultivent. Les en­fants se lèvent très tôt et ne vont pas à l’école, car ils aident leurs pa­rents. Ils n’ont pas le droit de jouer, car les jouets sont des « ob­jets du diable » pour cette secte. S’ils font une bê­tise, ils ont une fes­sée avec un pe­tit bâ­ton. Com­ment s’ap­pelle « le chef » d’’

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