« Ma fille, ado, m’a ins­pi­ré pour ce film »

Mon Quotidien - - FRANCE - En­tre­tien réa­li­sé par F. R.

Pas fa­cile d’être le pa­pa d’une ado ! Pete Doc­ter, le créa­teur de Vice-Ver­sa (lire n° 5 609) ra­conte com­ment il s’est ins­pi­ré de sa fille pour créer les per­son­nages du film. • Des­si­ner. « J’étais ré­ser­vé, très dis­cret quand j’étais ado. Je m’en­fer­mais dans ma chambre et je pas­sais des heures à des­si­ner des “flip books”. Ce sont des pe­tits livres sur les­quels on des­sine des per­son­nages dans dif­fé­rentes po­si­tions, et en tour­nant les pages très vite, on les voit bou­ger ! » • Fille. « J’ai eu l’idée de faire Vice-Ver­sa en re­gar­dant ma fille gran­dir ! Quand elle avait l’âge de Ri­ley (voir pho­to), je n’avais qu’une en­vie : com­prendre ce qui se pas­sait dans sa tête. Plus elle s’ap­pro­chait de l’ado­les­cence et moins je la com­pre­nais ! Suivre sa fa­çon de pen­ser, d’agir, et ses contra­dic­tions, c’était un réel dé­fi (rires)... » • Émo­tions. « Ma fille a dé­sor­mais 16 ans. Quand elle a vu le film la pre­mière fois, elle m’a dit : “Pas mal, pa­pa !” Je l’ai pris comme un com­pli­ment ! De­puis, elle l’a re­vu plu­sieurs fois. Elle a fi­na­le­ment avoué qu’elle avait été en­va­hie par un tas d’émo­tions. “Dé­co­der” les ados, c’est un peu comme es­sayer de lire un mode d’em­ploi écrit en chi­nois, la tête à l’en­vers (rires). » • Pixar. « Je ne pense pas qu’elle soit in­té­res­sée par ce que je fais. Il y a un gros dé­ca­lage entre ce que les en­fants pensent de leurs pa­rents, et ce que les pa­rents s’ima­ginent qu’ils pensent. Ce n’est pas parce que je tra­vaille chez Pixar (stu­dio de films d’ani­ma­tion) que je suis for­cé­ment un pa­pa cool ! » Com­ment s’ap­pellent les des­sin n les SMS ou sur les ré­seaux socc

Ri­ley est l’une des hé­roïnes du film. comme les autres, gui­dée par ses ém m le dé­goût, la peur et la tris­tesse. De s dans sa tête (voir pho­to de Une).

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