« Un en­fant da­nois est libre de choi­sir sa vie »

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Pour­quoi le Da­ne­mark est-il un pays où il fait bon vivre ? Ma­lene Ry­dahl, une Da­noise ar­ri­vée en France à 18 ans, a écrit le livre Heu­reux comme un Da­nois (éd. Gras­set). Elle nous ex­plique.

Confiance.

« 78 % des Da­nois font confiance aux autres. Les Fran­çais ne sont que 22 %. De­vant les res­tau­rants, on voit des bé­bés qui dorment dans leurs pous­settes alors que leurs pa­rents mangent à l’in­té­rieur. Ils savent que tout le monde les sur­veille ! À la cam­pagne, il y a des stands de fruits et de lé­gumes sans ven­deurs ! Les prix sont af­fi­chés, les clients se servent et laissent l’ar­gent sur la table. Dans les salles de spectacles, au­cun ves­tiaire n’est sur­veillé. Cette confiance rend la vie beau­coup plus simple. »

École.

« Les en­fants da­nois sont libres de choi­sir la vie qu’ils ont en­vie d’avoir plus tard. À l’école, dès leur plus jeune âge, on les en­cou­rage à al­ler vers ce qu’ils aiment et on va­lo­rise leurs ta­lents. Que ce soient les maths, les langues ou le sport : il n’y a pas de ma­tière su­pé­rieure à d’autres. Il n’y a pas non plus de mé­tier su­pé­rieur aux autres. » Ar­gent de poche.

« Les jeunes sont in­dé­pen­dants très tôt. À 13 ans, 7 sur 10 gagnent de l’ar­gent de poche. Et le pays donne 760 € par mois à ceux qui conti­nuent d’étu­dier après 18 ans. Ce­la les aide à de­ve­nir en­core plus in­dé­pen­dants. »

Fa­mille.

« Les en­fants fi­nissent l’école vers 14 h. Ils vont en­suite au centre aé­ré jus­qu’à ce que les pa­rents viennent les cher­cher, vers 16 h. Ce­la laisse beau­coup de temps pour la fa­mille. »

De­vant les res­tau­rants, on voit des bé­bés qui dorment dans leurs pous­settes alors que leurs pa­rents mangent à l’in­té­rieur

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