Un homme a par­cou­ru 1 km sur une « corde » à 600 m au-des­sus du vide.

Mon Quotidien - - PLAYBAC PRESS - M. Rec­ton

Na­than Pau­lin a mar­ché « dans les airs » du­rant 1 heure et 15 mi­nutes ! Fin avril, il a bat­tu le re­cord du monde de high­line, à Ai­glun (06). Il a par­cou­ru plus de 1 km sur une sangle souple, à 600 m au-des­sus du vide. Le pré­cé­dent re­cord était de 470 m. Interview.

Au­to­ri­sa­tions.

« J’ai réa­li­sé ce re­cord avec un ami, Dan­ny Menšík. On vou­lait ten­ter cette tra­ver­sée de­puis long­temps ! Dan­ny avait re­pé­ré l’en­droit en fai­sant de l’es­ca­lade dans cette région. D’abord, on a me­su­ré la dis­tance entre les 2 fa­laises. On a ob­te­nu les au­to­ri­sa­tions né­ces­saires (ex. : de la mai­rie), puis on a ins­tal­lé la sangle à l’aide d’un drone. »

Vi­bra­tions.

« C’est dif­fi­cile de se pré­pa­rer pour un tel re­cord. Je suis obli­gé de ru­ser. Pour m’en­traî­ner, j’ai uti­li­sé une sangle plus lourde. Avec cette sorte de “corde”, les vi­bra­tions sont plus dif­fi­ciles à contrô­ler. Ce­la re­pro­dui­sait les condi­tions dans les­quelles j’al­lais être à Ai­glun. J’ai aus­si es­sayé de m’en­traî­ner en mon­tagne 1 à 2 fois par mois, sur des dis­tances qui va­riaient de 100 m à 400 m. »

Tra­ver­sée.

« On ap­prend une nou­velle fa­çon de mar­cher ! Il faut res­ter très concen­tré. L’es­sen­tiel, c’est d’avoir les jambes contrac­tées (ten­dues) et le haut du corps bien re­lâ­ché pour gar­der l’équi­libre. Lors de la tra­ver­sée, la sangle bou­geait dans tous les sens à cause du vent. Je de­vais gar­der les bras et les épaules en mou­ve­ment pour ne pas ris­quer de tom­ber. À la fin, j’étais épui­sé, je vou­lais que ça s’ar­rête. Je pro­fite beau­coup plus de l’ins­tant sur des pe­tites tra­ver­sées. La pro­chaine fois, je veux es­sayer de mar­cher au-des­sus d’une grande ville, pour pro­fi­ter du pay­sage ! »

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