Le ro­bot peut des­cendre à 1 000 m

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

Il s’ap­pelle Ocean One. Un ro­bot hu­ma­noïde « ar­chéo­logue sous-ma­rin » a été construit par des scien­ti­fiques amé­ri­cains et fran­çais ! Il a fal­lu 4 ans pour le mettre au point. Sa mis­sion : ex­plo­rer des lieux où les hommes ne peuvent pas al­ler, car si­tués dans les grandes pro­fon­deurs. Il y a quelques jours, Ocean One a été tes­té en mer : il a ex­plo­ré l’épave d’un na­vire, à 90 m de pro­fon­deur, au large de Tou­lon (Var).

Ocean One a une tête, 2 bras, 2 mains et des ca­mé­ras à la place des yeux. Il pèse 180 kg. C’est le pre­mier pro­to­type de ro­bot hu­ma­noïde uti­li­sé pour l’ar­chéo­lo­gie sous-marine.

Quand le ro­bot touche quelque chose, le pi­lote le sent. C’est comme si l’homme était dans l’eau, mais sans être mouillé !

L’épave qu’il a ex­plo­rée il y a quelques jours est celle de La Lune, un na­vire ayant cou­lé en 1664 et dé­jà fouillé par Mi­chel L’Hour, le di­rec­teur du DRASSM (spé­cia­listes de l’ar­chéo­lo­gie sous-marine) (lire Com­prendre). Gui­dé par un ar­chéo­logue à la sur­face, le ro­bot a ma­ni­pu­lé un pot en cé­ra­mique sans l’abî­mer, grâce à ses cap­teurs. « Quand le ro­bot touche quelque chose, le pi­lote le sent. C’est comme si l’homme était dans l’eau, mais sans être mouillé ! » ex­plique Ous­sa­ma Kha­tib, qui a par­ti­ci­pé à la créa­tion d’Ocean One. Les scien­ti­fiques es­pèrent pou­voir uti­li­ser le ro­bot dès 2017, pour ex­plo­rer des zones in­ac­ces­sibles par l’homme : Ocean One peut des­cendre à 1 000 mètres de pro­fon­deur ! « Il pour­ra peut-être aus­si être uti­li­sé sur des pla­te­formes pé­tro­lières et évi­ter de mettre des hommes en dan­ger » , pré­cise le pro­fes­seur Kha­tib. En at­ten­dant, le ro­bot va « ren­trer » aux États-Unis (Amé­rique), où il se­ra amé­lio­ré.

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