In­ter­net : des femmes ac­cusent des hommes d’être des porcs. Pour­quoi ?

Mon Quotidien - - LA QUESTION -

Dé­non­cer. « Des femmes ac­cusent des hommes d’être des porcs pour les dé­non­cer : elles leur re­prochent de les avoir har­ce­lées ou agres­sées sexuel­le­ment. »

Gê­née. « Une per­sonne est har­ce­lée sexuel­le­ment si elle re­çoit des sol­li­ci­ta­tions non dé­si­rées (re­marques, de­mandes...) de la part d’une per­sonne en rai­son de son sexe (fé­mi­nin ou mas­cu­lin) ou de son orien­ta­tion sexuelle. Si ce­la n’ar­rive qu’une fois, ce n’est pas du har­cè­le­ment. Ça l’est si ce­la se ré­pète (c’est du har­cè­le­ment si un homme dit tous les jours à une femme qu’elle est jo­lie alors qu’elle ne ré­pond pas ou est gê­née. Ce n’est pas du har­cè­le­ment si ce­la n’a lieu qu’une fois, ou si la femme re­çoit la re­marque comme un com­pli­ment et y ré­pond). »

Cuisse.

« On parle d’agres­sion sexuelle lorsque, par exemple, une per­sonne pose une main sur une cuisse, une fesse, la poi­trine... d’une autre per­sonne sans son ac­cord. Em­bras­ser quel­qu’un contre son gré est aus­si consi­dé­ré comme une agres­sion sexuelle. »

Sale. « Le mot “porc” est uti­li­sé, car on pense sou­vent que cet ani­mal est sale. Il est plus violent que le mot “co­chon”. On traite sou­vent de “porcs” des per­sonnes plus âgées et ayant une forme de pou­voir sur les per­sonnes qu’elles har­cèlent (ex. : un chef, au tra­vail). »

Ha­sard. « Dans le cas de #ba­lan­cetonporc, l’uti­li­sa­tion de ce mot est un peu un ha­sard : il a été choi­si par la pre­mière femme à avoir dé­non­cé un homme. D’autres femmes l’ont en­suite réuti­li­sé. »

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