AUS­TIN RI­VERS MIEUX QU’UN « FILS DE »

Mondial Basket - - Des Sourires Et Des Hommes -

En­core un qui ne re­grette pas son trade en mi­lieu de sai­son ! Aus­tin Ri­vers était en échec à La Nou­velle Or­léans quand son agent lui a ou­vert les portes des Los An­geles Clip­pers. Nous étions le 15 jan­vier. Le me­neur back-up des Pe­li­cans (22 ans) re­joi­gnit son pa­pa en Ca­li­for­nie dans un échange impliquant trois équipes (Bos­ton et Phoe­nix étaient dans le coup). « Ou­vrir les portes » est une fa­çon de par­ler car la né­go­cia­tion pas­sait né­ces­sai­re­ment par Doc Ri­vers qui oc­cupe de mul­tiples fonc­tions chez les Clip­pers. Il cha­peaute no­tam­ment le re­cru­te­ment. Faire ve­nir son fils était un peu plus fa­cile. L’été der­nier, Doc avait dé­jà si­gné Glen Da­vis, un autre membre de la fa­mille, adop­té à Bos­ton en 2007. Il sa­vait ce que pou­vait lui ap­por­ter « Big Ba­by ». De même qu’il sait ce qu’il peut exi­ger et ob­te­nir de ce fils in­cons­tant et ir­ré­gu­lier de­puis son ar­ri­vée dans la Ligue en 2012. Ce « fils de » avait in­té­gré le Top 10 de la draft (10e choix pile

PER­DU À NEW OR­LEANS, AUS­TIN RI­VERS RE­VIT DE­PUIS SON TRANS­FERT CHEZ LES LOS AN­GELES CLIP­PERS. IL A CONNU LA SA­VEUR DES PLAYOFFS GRÂCE À « DAD­DY » QUI LUI A FAIT CONFIANCE COMME BACK-UP DE CH­RIS PAUL. STO­RY.

en Loui­siane) après un pas­sage sous les ordres de « Coach K » à Duke. Pa­pa avait dé­jà ten­té de le ré­cu­pé­rer à l’époque, chez les Cel­tics. En vain. Aus­tin avait la NBA dans le sang. New Or­leans avait cru en lui avant de déses­pé­rer d’en ti­rer quelque chose. Les Pe­li­cans en avaient fait un star­ter lors de la sai­son 2012-13 (26 fois) avant d’aban­don­ner cette idée. Le gar­çon était peu at­ten­tif à ce que di­sait son coach, Mon­ty Williams. Com­plexe de su­pé­rio­ri­té de Ri­vers Jr, vic­time peut-être du même syn­drome que Mike Dun­lea­vy Jr ? Dif­fi­cile à dire. Aus­tin était ha­bi­tué à dia­lo­guer avec un père qu’il n’a pra­ti­que­ment connu que dans le cos­tume de head coach. « J’ai gran­di à Or­lan­do alors qu’il en­traî­nait à Bos­ton. On par­lait tou­jours basket au té­lé­phone. Mon père a tou­jours été un en­traî­neur-joueur », ex­plique le na­tif de San­ta Mo­ni­ca. Le mois der­nier, l’ai­lier vé­té­ran He­do Tur­ko­glu nous fai­sait exac­te­ment la même re­marque au su­jet de son head coach, qui reste un joueur dans l’âme. Le fils ne ment pas. En tout cas, Aus­tin a com­pris qu’il était dans une si­tua­tion d’ur­gence après l’échec de sa connexion avec Coach Williams en Loui­siane. S’il ne mon­trait rien sous le maillot des Clip­pers, il n’au­rait pas de troi­sième chance en NBA. Et rien de mieux, pour la sai­sir, que les playoffs, une phase qu’il dé­cou­vrait. Même si c’était cu­lot­té. Vu à son avan­tage dans les Games 3 (11 pts) et 4 (16 pts) contre San An­to­nio, « Aus­tin Power » a ou­vert le feu dans la série sui­vante contre les Ro­ckets. En chiffres, ce­la don­nait 17 pions dans le Game 1 (4/6 der­rière l’arc) et 25 dans le Game 3 (3/6 de loin et 10/13 aux tirs). Moyenne sur la de­mi-fi­nale de Confé­rence Ouest : 11.3 points à 45.5% et 39.3% « from down­town ».

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