Der­rick Rose UN RETOUR AU GOÛT AMER

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DER­RICK ROSE, STAR PAR­MI LES STARS, EST EN­CORE CA­PABLE DE COUPS DE FO­LIE. EN TÉ­MOIGNE SON « BUZ­ZER BEA­TER » DANS LE GAME

3 DE LA DE­MI-FI­NALE DE CONFÉ­RENCE EST CLE­VE­LAND-CHI­CA­GO. TROIS MOIS APRÈS UNE QUA­TRIÈME BLES­SURE, LE ME­NEUR PRO­DIGE DES BULLS EST RE­TOUR­NÉ AU CHAR­BON EN PLAYOFFS.

RE­POR­TAGE DANS L’IL­LI­NOIS.

Le « win­ning shot » de Der­rick Rose dans le Match 3 de la de­mi­fi­nale de Confé­rence Est Cle­ve­land-Chi­ca­go au Uni­ted Cen­ter res­te­ra dans l’his­toire. Comme tout « buz­zer bea­ter ». Mais ce­lui-ci s’est fait at­tendre pour la fran­chise de l’Il­li­nois. Dix-huit ans exac­te­ment ! Mi­chael Jor­dan avait été le der­nier Bull à exé­cu­ter un ad­ver­saire. Utah avait mor­du la pous­sière sur un « buz­zer bea­ter » en 1997, dans le Game 1 des Fi­nales NBA. Der­rick Rose as­sure le re­lais, après une éter­ni­té, face à l’en­ne­mi voi­sin Cle­ve­land. La sa­veur n’est évi­dem­ment pas la même mais dans le contexte des Bulls d’au­jourd’hui, avec le retour en playoffs de l’en­fant pro­dige - 3 ans après sa rup­ture du li­ga­ment croi­sé an­té­rieur du ge­nou face à Phi­la­del­phie lors du Game 1 du 1er tour -, la sym­bo­lique res­tait très forte. L’ex­plo­sion de bon­heur du Uni­ted Cen­ter per­met­tait de mieux ap­pré­cier la fu­sion entre 22 000 fans - et der­rière eux, toute une ville - et le sau­veur de « Win­dy Ci­ty ». Le temps d’un week-end, avant que LeB­ron James n’éteigne l’in­cen­die - lui aus­si sur un « buz­zer bea­ter », dans le Match 4 au Uni­ted Cen­ter - les net­works amé­ri­cains se sont em­bal­lés, mul­ti­pliant les ré­fé­rences à la belle époque, com­pa­rant le pré­sent et le pas­sé pour nous res­ser­vir in­évi­ta­ble­ment du Mi­chael Jor­dan et du Scot­tie Pip­pen.

son « buz­zer bea­ter » ef­fa­çait 18 ans de frus­tra­tion

Avec ce shoot, le n°1 des Bulls ef­fa­ça 18 an­nées de frus­tra­tion to­tale. Lui­même en conve­nait. « Je ne veux pas pa­raître ar­ro­gant mais c’est un tir que vous sou­hai­tez prendre et réussir quand vous êtes un joueur dans ma po­si­tion. » Sa po­si­tion ? Celle d’un triple All-Star, MVP de la sai­son 2011 et en­fant des quar­tiers Sud de Chi­ca­go, où les meurtres sont en re­cru­des­cence au­jourd’hui. On de­mande tou­jours beau­coup à Der­rick

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