MIP NUM­BERS

Mondial Basket - - Life With -

PTS 13.1 20* RBDS 4.9 5.8 PDS 2.6 3.3 INTS 1.9 1.8 pal­ma­rès. J’ap­pré­cie­rai vrai­ment cette récompense si je suis cham­pion NBA. » Chaque soir, dé­but mai, il avait ren­dez-vous avec « LBJ », la bête noire de Chi­ca­go. « Il peut jouer avec un serre-tête ou ne pas le por­ter, il reste un grand joueur », rap­pe­lait-il après avoir été dé­gom­mé par James lors du Match 2 dans l’Ohio. Quelques joueurs, deux potes d’en­fance, Ga­ry For­man, le GM de Chi­ca­go, et les mé­dias étaient là pour fi­ger l’ins­tant. C’était peu. Jim­my But­ler ne s’est pas at­tar­dé dans ses re­mer­cie­ments. Il avait rap­pe­lé un frère au Texas et ses deux potes, Jer­maine Tho­mas, qui lui sert de ma­na­ger per­son­nel, et Ifea­ny Kog­gy qui l’avait ren­con­tré à Ty­ler, en ju­nior col­lege, dans son Texas na­tal. Jim­my est fi­dèle en ami­tié. Les psys y ver­ront une bles­sure d’en­fance. Je­té par sa mère à 13 ans, il s’était ré­fu­gié chez les pa­rents de Jer­maine avant de trou­ver un foyer à Tom­ball. Son père, lui, l’avait aban­don­né quand il était en­core au ber­ceau ! Tom­ball, le lieu où il est né et où il a gran­di, ré­sonne comme une pierre qu’on vous jette à la fi­gure. Jim­my ne parle pas de re­vanche sur le des­tin. Comme si toutes les pé­riodes tristes de son his­toire avaient été ef­fa­cées. Joa­kim Noah se sou­vient du mo­ment où il avait mis les pieds à Chi­ca­go. « Il por­tait tou­jours des bottes de cow­boy avec un cha­peau texan et un cein­tu­ron de wes­tern. Main­te­nant, il est tou­jours en Jor­dan avec ses dia­mants… C’est un bon gars, ré­com­pen­sé pour son bou­lot. J’adore Jim ! » L’ar­rière des Bulls est pas­sé de 13.1 points à 20 pions de moyenne cette sai­son avec 5.8 re­bonds (+0.9), 3.3 as­sists (+0.7) et 1.8 in­ter­cep­tion (-0.1) par match. « Il nous a por­tés cette sai­son », rap­pelle « Jooks » qui connaît le sens du sa­cri­fice de ce re­dou­table dé­fen­seur. Jim­my sait d’où il vient. Pas­sé par un JuCo (Ty­ler, donc, pas très loin de Dal­las), il avait ga­lé­ré pour re­joindre Mar­quette. Lais­sant sur le bord de la route Ifea­ny Kog­gy, co­pain du ba­ck­court dans ce ju­nior col­lege. Une sé­pa­ra­tion très dé­li­cate. « Jim­my a pu faire car­rière. Enfin, il a fait ce qu’il fal­lait pour al­ler en NBA… Moi, je suis pas­sé à autre chose en aban­don­nant le basket », nous a dit le jeune Texan. Le trio - Jim­my, Ifea­ny, Jer­maine - est sou­dé pour la vie. Le joueur des Bulls ne ri­gole pas quand il parle de fa­mille avec ses deux potes. « Ce sont mes frères. Ils sont tou­jours là. J’ai be­soin d’eux comme eux ont be­soin

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