DEMARRE CAR­ROLL LA SUR­PRISE DU CHEF

Mondial Basket - - Life With -

Une sai­son à 60 vic­toires. Quatre joueurs All-Stars en 2015. Une fi­nale de Confé­rence à l’Est. Le meilleur Hawk en playoffs ? L’ai­lier DeMarre Car­roll qui n’était même pas de la fête new-yor­kaise en fé­vrier ! On n’a pas vu ap­pa­raître un seul joueur d’At­lan­ta dans les ré­com­penses de fin de sai­son. Seul le coach, Mike Bu­den­hol­zer, a ob­te­nu la re­con­nais­sance de ses ta­lents avec le titre d’en­traî­neur de l’an­née, qui a fait ja­ser (à Gol­den State, Steve Kerr avait ses par­ti­sans et puis At­lan­ta a souf­fert pour écar­ter Brook­lyn, tête de série n°8, au 1er tour des playoffs). Pire : au­cun Hawk n’a pla­cé son nom dans le Top 5 des dif­fé­rentes no­mi­na­tions. Su­prême af­front : il a fal­lu at­tendre le for­fait de John Wall en de­mi-fi­nales de Confé­rence, alors que Washington me­nait 1-0, pour que l’on parle des chances d’At­lan­ta de pas­ser cet obs­tacle. On l’a dit, les co­équi­piers de Paul Mill­sap avaient déçu lors du tour pré­cé­dent face aux Nets et on ne don­nait pas cher de leur peau contre une équipe des Wi­zards en plein boom après avoir in­fli­gé un sweep to­ta­le­ment in­at­ten­du à To­ron­to. C’était sans comp­ter sur la rage d’un joueur ty­pique de la Ligue. Un gar­çon qu’on ne voit ab­so­lu­ment pas ar­ri­ver mais qui rem­plit la box score dans l’ombre, ef­fa­cé au sein d’une for­ma­tion où tout tourne au­tour de deux-trois « stars ». Chez les Hawks, c’est Al Hor­ford et, à un de­gré moindre, Kyle Kor­ver, Jeff Teague et Paul Mill­sap qui at­tirent les mi­cros et les ca­mé­ras. DeMarre Car­roll - puisque c’est de lui qu’il s’agit - passe pour le role player lamb­da.

« Le Kaw­hi Leo­nard du pauvre »

Mais le gar­çon de 28 ans s’est fâ­ché en playoffs et les mé­dias ont ap­pris à écrire son nom (2 « R » pour le pré­nom comme pour le nom). Meilleur sco­reur d’At­lan­ta après sept matches de post­sea­son, le n°5 s’af­fi­chait à plus de 18 points de moyenne, 6.6 re­bonds et 2.4 as­sists. Et sur­tout, il shoo­tait à 48.5% der­rière l’arc ! Pour­quoi ce coup de sang ? « J’ai vou­lu me prou­ver quelque chose à moi-même. Mon­trer que je pou­vais ai­der l’équipe des deux cô­tés du ter­rain. J’ai la chance de pou­voir le faire. Je la sai­sis. » Sou­vent pré­sen­té comme le Kaw­hi Leo­nard du pauvre, DeMarre Car­roll a ré­col­té cinq mal­heu­reux points dans l’élec­tion du MIP (Most Im­pro­ved Player), tro­phée rem­por­té par le Bull Jim­my But­ler (voir­pages 54-55). Le small for­ward des Hawks ef­fec­tue un bou­lot in­grat - et mal ré­com­pen­sé -, comme la plu­part des ai­liers et shoo­ting guards ré­fé­ren­cés dé­fen­seurs. Dans ces playoffs 2015, il a dû éteindre suc­ces­si­ve­ment Joe John­son et Paul Pierce. Peut-être avez-vous no­té qu’il n’était pas en dé­fense sur « The Truth » lorsque ce­lui-ci a réus­si le shoot de la vic­toire au buz­zer dans le Game 3 de la de­mi­fi­nale de Confé­rence, au Ve­ri­zon Cen­ter. Car­roll avait tout sim­ple­ment re­fu­sé de re­ve­nir en jeu. Ex­pli­ca­tions : « Le coach vou­lait me re­mettre sur le ter­rain mais je ne me sen­tais pas bien. C’est de ma faute. J’au­rais dû être sur le par­quet. Je n’étais pas bien sur le plan phy­sique. » Dom­mage : à -21, à moins de 10 minutes de la fin (91-70), Mike Bu­den­hol­zer avait dé­ci­dé de lan­cer les se­conds cou­teaux. Les Mike Mus­ca­la, Kent Bazemore, Mike Scott et autres Shel­vin Mack

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